ZOOM SUR LE JURY EN PAYS DE LA LOIRE – Concours des pratiques agro-écologiques – Agroforesterie 2021

Les jurys locaux de la troisième édition du Concours des pratiques agro-écologiques – agroforesteries touchent à leur fin.

En début d’année 2021, les dossiers présélectionnés seront étudiés pour la finale nationale. Rendez-vous au mois de mai pour l’annonce des lauréats nationaux !

En savoir plus sur le concours

Retour en images sur les visites du jury du concours local Pays de la Loire !

Le dernier jury local de l’année s’est tenu lundi 21 décembre en Vendée, territoire retenu pour cette édition en Pays de la Loire. Cette journée était organisée par Olivier Clément (Fédération régionale des chasseurs de Pays de la Loire) et Jean-Charles Vicet (Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire). Les six candidats concourraient dans la catégorie « Implantation ».

Le premier prix local d’Équilibre Agro-écologique Agroforesterie est décerné au GAEC Les Rocs

La ferme lauréate est installée à Saint-Mesmin et produit principalement des bovins laitiers et des légumes de plein champ en agriculture biologique. L’objectif des trois associés est d’atteindre une autonomie complète pour leur élevage. C’est pour l’instant le cas à 100 % sur la nourriture des animaux, mais pas encore sur la paille ; la gestion des haies, plantées il y a une vingtaine d’années, ainsi que la plantation de nouveaux arbres en intraparcellaires, doivent donc mener, à terme, à la production de litière bois déchiqueté pour couvrir l’ensemble des besoins. Le bois produit servira aussi à alimenter les chaudières de la collectivité locale.

Antoine Biteau explique : « j’ai eu le déclic lors d’un voyage au Maroc. Les oasis y sont un modèle pour l’agroforesterie : l’arbre protège tout ce qui est en dessous de lui. Chez nous, il sera indispensable pour s’adapter au changement climatique et retenir l’eau. »

Sur les plantations intraparcellaires, des protections individuelles électriques ont été placées autour de chaque arbre pour les protéger des vaches qui pâturent la prairie. Ces protections se révèlent aussi très utiles contre le gibier. Les associés estiment que le coût d’implantation du système, dans lequel ils ont tenté d’anticiper un maximum de problématiques de gestion ultérieure, est complètement compensé par le gain obtenu a posteriori en termes de temps de travail.

La ferme de Pascal Sachot / GAEC Le Granite remporte le 2ème prix

Bois bûche pour lui-même et pour son entourage, bois plaquette énergie pour la commune, piquets, bois d’œuvre, paillage… Chez Pascal Sachot, à Sevremont, chaque bois trouve sa valorisation ! L’arbre est une ressource économique à part entière, un atelier qui fait partie intégrante de l’exploitation. La communauté de communes a joué un rôle important dans l’instauration d’une dynamique locale de valorisation du bois issu des haies en ouvrant plusieurs chaudières collectives pour lesquelles elle se fournit uniquement localement.

« Je plante avec parcimonie, mon objectif c’est plutôt de préserver l’existant. L’impact des activités humaines sur les haies est encore trop important. »

Le GAEC la Ferme de Cérès remporte le 3ème prix

Approchant de la retraite, Jean-Marc Aubret a voulu redonner une nouvelle identité à cette parcelle en vue de sa transmission, et la protéger de l’étalement urbain. Il y a ainsi planté 42 arbres par hectare, sur des lignes espacées de 26 mètres, dont 2 de bande enherbée. Il mesure aujourd’hui un premier impact positif en matière de biodiversité et d’auxiliaires de culture : sur ses tournesols cultivés en agriculture biologique, aucuns dégâts de limaces ne sont à déplorer, grâce à une grande population de carabes amenée par les arbres.

Les arbres aident aussi à compenser la diminution de l’apport en matière organique par le fumier, suite à l’arrêt de l’activité d’élevage, et ils créent un micro-climat favorable aux cultures : « Sur le sarrasin, cette année, c’était flagrant : sur deux mètres le long des arbres, la culture était bien plus haute qu’au centre de la parcelle. » 

Le jury a visité trois autres parcelles au cours de la journée :

La ferme de Freddy Gauvrit

L’exploitation de Freddy Gauvrit est située en plein cœur du bocage vendéen et accueille un troupeau de brebis qui pâturent sur une surface fortement arborée. Freddy Gauvrit s’attache à transmettre ses engagements et son métier le plus largement possible autour de lui : par la vente directe de sa production, qui lui permet d’échanger avec ses clients et d’organiser des animations, mais aussi en accompagnant l’installation de plusieurs jeunes chaque année.

« Avec les grosses chaleurs que l’on a maintenant, il y a d’importants problèmes de myiases sur les moutons. Ici, quand mes brebis sont sous les arbre,s c’est là qu’elles sont le mieux, ça les protège. »

La ferme de Jacques Dupont

Jacques Dupont est éleveur de canards prêts à gaver et de volailles en vente directe, dans une zone ayant été très fortement remembrée dans les années 70. Il a décidé de reconstituer le maillage bocager en plantant des haies ainsi que des arbres dans les parcours à volaille, malgré les difficultés d’une zone très humide. Plusieurs essais ont été nécessaires avant de trouver les essences adaptées au milieu et la technique de plantation qui garantirait la pousse des arbres. Jacques a récemment participé à la création de l’association Arbala – Association pour l’arbre agroforestier en Loire Atlantique – pour gagner en visibilité et capter des financements.

Sensible aux impacts de son activité, Jacques a planté en premier lieu pour le bien-être de ses animaux, mais aussi pour le sien et pour le paysage. Il espère que les arbres permettront de limiter les ruissellements et de limiter ainsi la pollution en aval.

« J’ai à cœur que ça marche pour être une grande vitrine pour mes voisins. Ils vont y venir ! Ils vont bien voir que leurs vaches crèvent de chaud et qu’elles sont mieux sous les arbres. »

La ferme de Danielle et Philippe Rabaud

Danielle Rabaud a été marquée par l’arrachage massif des haies de la région pendant son enfance. Lorsqu’elle a pris la suite de son beau-père sur l’exploitation, malgré les défauts du système en place, elle a été reconnaissante du soin qu’il avait pris de conserver les 13km de haies existantes. Elle a poursuivi sa démarche en plantant, en 2007, une parcelle de prairie en agroforesterie. Elle y pratique un élevage extensif de bovins en pâturage tournant dynamique, permettant aux vaches de s’abriter sous les arbres.. La valorisation du bois est encore à développer.

Si la gestion des haies a longtemps été négligée et très mécanisée, la mise en place d’une MAE a permis à un groupe d’agriculteurs d’acquérir du matériel plus adapté et de lancer une nouvelle dynamique.

ZOOM SUR UN JURY LOCAL EN NOUVELLE AQUITAINE : Concours des pratiques agro-écologiques – Agroforesterie 2021

Le Concours Général Agricole récompense les producteurs et soutient les filières agricoles françaises depuis 150 ans. Pour récompenser l’équilibre agro-écologique agroforestier sur leurs parcelles, la catégorie Agroforesterie est divisée en deux sections :

• Implantation (pour les parcelles d’agroforesterie âgées de 5 à 10 ans et plantées par l’agriculteur candidat)

• Gestion (pour les parcelles d’agroforesterie âgées de plus de 10 ans et gérées par l’agriculteur candidat).

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Retour en images sur les visites du jury !

Cette année, la région Nouvelle-Aquitaine a accueilli deux concours locaux. En novembre, le jury s’était réuni en Charente-Maritime pour la catégorie implantation. Jeudi 10 décembre, c’est pour la catégorie gestion qu’un jury s’est constitué dans le département des Deux-Sèvres. Les jurés ont ainsi pu découvrir et évaluer les pratiques de gestion des haies sur 6 parcelles candidates. Cette journée a été organisée par Françoise Sire pour Réunir-AF et l’association Prom’Haies en Nouvelle-Aquitaine.

Le premier prix local d’Équilibre Agro-écologique Agroforesterie a été décerné au

 GAEC des Trognes

Au GAEC des Trognes, l’élevage de brebis en bio est indissociable du territoire bocager de Gâtine. La parcelle candidate nommée « Petit champ du châtaigner » porte bien son nom. Cette prairie est entourée de haies diversifiées, et un châtaignier en fin de vie, inestimable refuge de biodiversité, a été préservé au centre de la parcelle. Le bois issu des haies permet de chauffer l’habitation.

« Le but c’est de s’adapter au milieu et pas l’inverse. » Jean-Claude Braconnier

L’exploitation de Guillaume Grasset

Chez Guillaume Grasset, les vaches qui vivent en extérieur toute l’année sont protégées par le bocage : les haies et les arbres limitent l’effet du vent et de la pluie. La ferme, en autonomie fourragère, repose sur une philosophie : si on prend soin des arbres, on prend soin de son milieu de vie. Il y a deux ans, l’agriculteur avait déjà participé au concours-test préalable à l’intégration de l’agroforesterie au Concours Général Agricole. Depuis, son exploitation a suscité la curiosité de nombreux élèves du lycée agricole local, qui viennent régulièrement visiter son exploitation.

« Avec les arbres, ce sont les vaches qui commandent. Moi je travaille pour qu’elles se sentent bien sur la ferme »

Tout est lié : le bien-être des vaches fait le bien-être de l’éleveur et du consommateur.

 

L’exploitation de Frédéric David

 

Avec ses 6,5 km de haie, l’éleveur ovin et bovin en double-actif Frédéric David travaille à la recherche d’équilibre. Sur ses parcelles en grandes cultures, il vise un rendement optimum et non maximum grâce aux haies.

« Je n’ai arraché aucune haie car je les estime indispensables et utiles à mon activité agricole : bien-être animal et des cultures, abri faunistique, beauté des paysages, éléments du patrimoine… »

L’élevage de Jean-Christophe Réau

Membre du collectif « Pâtures et papilles », Jean-Christophe Réau est un éleveur bovin et ovin en plein air intégral. Pour lui, les haies sont essentielles. En plus d’atténuer les effets du changement climatique, les haies et les arbres servent au bien-être animal (ombre en été, abri en hiver) mais ont également une dimension pratique en servant de clôture, d’apport fourrager, de vermifuges et d’énergie puisque l’habitation est chauffée grâce à une chaudière à bûches.

Le GAEC du Ternan, Jean-Paul Gentil

Dans cet élevage bovin pour production de viande et de lait, les arbres sont omniprésents. Ils permettent de maintenir la matière organique et de protéger les sols ainsi que la biodiversité. Avec une partie de la parcelle en sylvo-pastoralisme, les vaches profitent d’un abri permanent contre le vent et la pluie. L’exploitation du bois s’exprime par la vente de plaquettes de chêne pour alimenter 4 chaudières de particuliers, des plaquettes de noisetier sont utilisées en litière et une partie est cédée à des particuliers pour leurs massifs d’espace vert. L’habitation est également chauffée par une chaudière à bois bûche.

L’élevage de Maixent Morille

Les belles vaches élevées par Maixent Morille bénéficient de tous les bienfaits de la haie. Coupe-vent, pâturage riche grâce aux sols fertiles et protégés de l’érosion, exploitation en bois plaquettes pour le chauffage, les haies rendent de nombreux services à l’exploitation. La replantation est envisagée dans le futur, mais la priorité est l’entretien correct des 35 km de haies intra-parcellaires.

ZOOM SUR UN JURY LOCAL DANS L’EURE : Concours des pratiques agro-écologiques – Agroforesterie 2021

Les jurys locaux de la troisième édition du Concours des pratiques agro-écologiques – agroforesteries touchent à leur fin.

En début d’année 2021, les dossiers présélectionnés seront étudiés pour la finale nationale. Rendez-vous fin février pour l’annonce des lauréats !

En savoir plus sur le concours

Retour en images sur les visites du jury du concours local Normandie !

Lundi 23 novembre, le jury local nommé pour le département de l’Eure s’est rendu sur les 4 parcelles candidates. Cette journée, organisée par Eddy Cleran de la Chambre d’Agriculture de Normandie, pour REUNIR AF,  a rassemblé 5 membres du jury : son président Guy Jacob (agriculteur, et élu Chambre d’Agriculture), Pierre Jegu (agriculteur), Caroline Pivain-Bronnaz (Département de l’Eure), Cyrille Cantayre (OFB-Office Français de la Biodiversité) et Karine Vezier (DRAAF-Normandie) ; ( le Conseil Régional de Normandie et Le Parc Régionale seine Normande étant excusés).

Le premier prix local d’Équilibre Agro-écologique Agroforesterie a été décerné à la ferme des Pâtures au Val Doré

La famille Duedal a développé l’agroforesterie sur ses parcelles en 2015. Éleveurs de bovins depuis plusieurs années, et plus récemment de brebis pour de la transformation en produits laitiers, ils ont été confrontés aux enjeux d’eau et de biodiversité. Suite à un diagnostic de la Chambre d’agriculture de l’Eure, ils ont introduit des plantations intraparcellaires sur leur ferme. Cette initiative est motivée par l’amélioration de la qualité de l’eau mais également pour le bien-être animal avec la création d’ombres dans les pâtures. À terme, ils envisagent l’exploitation de bois d’œuvre. Dans cette ferme, l’agroforesterie est avant/ tout aussi un projet familial, qui a joué un rôle central dans la transmission de l’exploitation : le père, Didier, a planté les premiers arbres peu de temps avant sa retraite, puis son fils Hugo a pris en main la conduite des arbres dès les premières tailles, décidant ainsi de les intégrer durablement à son propre projet.

Pour Hugo Duedal  « L’agroforesterie est intéressante parce qu’elle oblige l’agriculteur à avoir une réflexion à long terme. L’arbre est un investissement, un patrimoine paysager et financier. Il me rapportera en bois d’œuvre dans 30-50 ans. En attendant, il me rend des services. »

Les 3 candidats suivants remportes des prix locaux décernés par le département de l’Eure.

 

La ferme des Ruelles remporte le Prix local innovation

En voulant quitter l’agriculture intensive il y a 30 ans, Michel Galmel a souhaité créer sur ses parcelles un équilibre entre performance écologique, équité sociale et indépendance énergétique. Il a introduit des plantations intraparcellaies au milieu de ses céréales. Depuis, il a constaté le retour de nombreuses espèces d’oiseaux sur ses parcelles de pommes, céréales et Miscanthus (pour la production d’énergie).

Le lycée agricole du Neubourg remporte le Prix local expérimentation grâce à sa parcelle en agroforesterie

Cette parcelle se situe au cœur d’un paysage fortement urbanisé. Grâce à la plantation intraparcellaire, elle représente un îlot pour la biodiversité encore connecté.  Avec un dispositif d’arbres à croissance rapide et d’autres à croissance plus longue,  une comparaison avec une parcelle témoin et une autre forestière,  le lycée vise la production de bois d’œuvre tout en garantissant à la parcelle de conserver ses éléments arborés. Le projet a été réalisé avec les élèves à toutes les étapes : traçage des lignes, plantation, paillage, recépage.

Afin de transmettre les enjeux de l’agroforesterie au plus grand nombre, les équipes ont disposés des panneaux informatifs en bout de parcelle.

Le Prix local patrimoine est décerné à Anne-Laure Réveilhac de Maulmont au Mesnil-Jourdain

Sur cette exploitation en polyculture-élevage ovin, les haies et plantations intraparcellaires sont le fruit d’une réflexion pour l’installation d’une biodiversité pérenne. Le bien-être animal, le maintien de cette ferme en lien avec le développement des circuits de proximité et l’amélioration du paysage agricole ont également été les moteurs de cette transition. 80% de la surface agricole utilisée sont aujourd’hui en agroforesterie, Mme Réveilhac est convaincue des bienfaits de l’arbre sur le long terme. Elle est d’ailleurs très investie dans la transmission du savoir et souhaite développer des visites sur son parc pour sensibiliser le grand public.

Concours Général Agricole des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie : le palmarès 🗓

Les lauréats nationaux 2020 du Concours des Pratiques Agro-écologiques du Concours Général Agricole sections « Agroforesterie » et « Prairies & Parcours » ont été dévoilés et récompensés le 28 février lors du Salon International de l’Agriculture, à Paris, en présence du grand public et de la Secrétaire d’État auprès du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Emmanuelle Wargon.

«Encourager des modes de production soutenables et économiquement performants, réconcilier une production saine et de qualité, en répondant aux attentes légitimes de la société pour une alimentation porteuse de valeurs et respectueuse de l’environnement, tel est le « contrat social » que relèvent, pour cette édition des 150 ans, les 392 éleveurs et agriculteurs candidats, engagés dans ce Concours des Pratiques Agro-écologiques du Concours Général Agricole»
– Benoit Tarche, Commissaire Général du Concours Général Agricole.

Télécharger le dossier de presse du Concours Général Agricole des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie 2020

Revoir les temps forts de la remise des prix au Salon International de l’Agriculture

L’Agroforesterie fait son entrée au Concours Général Agricole 2020 – 6 agriculteurs et agricultrices récompensé·es pour leur engagement en faveur de l’arbre agricole

Après une phase expérimentale réussie en 2019 avec 4 régions-pilotes, pour évaluer et rôder le processus de sélection, ce sont 10 régions qui ont participé (soit une soixantaine d’agriculteurs) à cette nouvelle compétition.
Les prix d’excellence agro-écologique section Agroforesterie distinguent les agriculteurs ayant les meilleurs modes d’intégration de l’arbre dans la gestion globale de leur exploitation agricole : préservation de la biodiversité, pollinisation, qualité de l’eau, paysage, contribution à l’autonomie, régulation du climat….

L’intérêt de l’agroforesterie sous toutes ses formes : les haies, prés-vergers, alignements d’arbres intra- parcellaires… est multiple pour les agriculteurs. Ce sont des pratiques de plus en plus attractives économiquement et écologiquement au service des rendements agricoles et d’apport de revenus complémentaires (consulter le dossier de presse).

Les lauréats nationaux 2020 – Concours des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie catégorie “Implantation”

La catégorie “Implantation” récompense la meilleure parcelle (ou ensemble de parcelles) d’agroforesterie âgée entre 5 et 10 ans et ayant été mise en place par l’agriculteur candidat.

1er Prix 

L’exploitation lauréate de l’édition 2020 s’est démarquée par un système agroforestier particulièrement bien intégré, réfléchi et pointu. Avec une grande force d’innovation et de réflexion, la Fabrique Végétale a mis en oeuvre une très bonne interaction avec le territoire.

2ème Prix 

À la ferme d’En Goût, l’arbre est présent sous toutes ses formes et est multi fonctionnel. Le système agroforestier diversifié et complet associe différentes formes paysagères. 

1er Prix 

L’exploitation lauréate de l’édition 2020 s’est démarquée par un système agroforestier particulièrement bien intégré, réfléchi et pointu. Avec une grande force d’innovation et de réflexion, la Fabrique Végétale a mis en oeuvre une très bonne interaction avec le territoire.

Les lauréats nationaux 2020 – Concours des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie catégorie “Gestion”

La catégorie “Gestion” récompense la meilleure parcelle (ou ensemble de parcelles) d’agroforesterie âgée de plus de 10 ans.

1er Prix 

Le GAEC des chênes a remporté le 1er prix à l’unanimité. Le potentiel de valorisation du bois et la gestion aboutie ont été le plus fortement appréciés. La démarche de gestion des haies est très développée notamment sur le volet biodiversité. 

2ème Prix 

Le système agroforestier est complet, diversifié et intégré grâce aux systèmes arbres-animaux et haies-pommiers. La parcelle du lycée crée un paysage arboré riche. Le partage de connaissance sur l’agroforesterie est rendu possible par la présence à tiers temps d’une personne en charge de la communication et d’un collectif dédiés au projet.

3ème Prix 

La ferme du Grand Laval met l’accent sur la diversité des espèces animales et végétales et la qualité de la forme des arbres, haies et prés-vergers. La biodiversité trouve également une place centrale sur une exploitation qui s’intègre très bien dans milieu socioéconomique local.

L’agroforesterie fait son entrée au Concours Général Agricole

Photo : Xavier Remongin/agriculture.gouv.fr

 

C’est officiel : après le succès de la première édition expérimentale du Concours des pratiques d’agroforesterie, le Concours Général Agricole intègrera, dès cette année, le savoir-faire agroforestier au sein de son Concours des Pratiques Agro-écologiques. L’arbre est désormais reconnu comme une composante à part entière de la performance agricole, et l’agroforesterie – sous toutes ses formes – comme un critère d’excellence des agriculteurs, quel que soit le système de production considéré.

Le Concours Général Agricole récompense les producteurs et soutient les filières agricoles françaises depuis 150 ans. Déjà en 2014, le Concours des Pratiques Agro-écologiques avait rejoint le CGA pour récompenser les agriculteurs sur la qualité de leurs prairies. En 2020, c’est l’agroforesterie qui sera à son tour représentée en devenant une nouvelle catégorie du Concours des Pratiques Agro-écologiques, aux côtés de la catégorie Prairies et Parcours. Après une phase expérimentale réussie en 2019 impliquant 4 régions, ce sont 11 régions qui participeront à cette nouveauté : les agriculteurs seront récompensés au Salon International de l’Agriculture en février 2020 pour la gestion de l’arbre sur leurs parcelles. 

Le Concours des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie est co-organisé par l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture et l’Afac-Agroforesteries et soutenu par la Fondation Yves Rocher, la marque Vrai, La Boulangère Bio , le Fonds Archimbaud et Accor Hotels.

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Quels sont les objectifs du concours ?

La catégorie Agroforesterie du Concours des Pratiques Agro-écologiques porte des valeurs de préservation des paysages, d’amélioration de l’équilibre agro-écologique des exploitations agricoles et de valorisation du savoir-faire des agriculteurs.

  • Valoriser des pratiques agricoles d’intérêt général : les exploitations mises en valeur par le concours représentent des systèmes agricoles multi-performants répondant notamment aux enjeux environnementaux actuels (lutte contre le réchauffement climatique, préservation de la biodiversité et des paysages ruraux, lutte contre l’érosion des sols,…).
  • Mettre en avant les agriculteurs qui préservent et valorisent l’arbre sur leur exploitation : l’agroforesterie est une pratique agro-écologique qui mérite toute l’attention des agriculteurs. En plus des services environnementaux rendus, elle est bénéfique à leur activité économique par de nombreux aspects (confort animal et humain, fourniture de produis variés, protection des parcelles, limitation du ruissellement des eaux,…).
  • Encourager la prise en compte de l’arbre dans les politiques publiques : le concours souhaite favoriser la reconnaissance et la prise en compte par les politiques publiques des pratiques agroforestières existantes, afin que les agriculteurs et les organismes au service des agriculteurs puissent développer ensemble une agriculture durable, associant performance économique et performance environnementale.

 

Comment se déroule le concours ?

  • Jusqu’au 31 octobre 2019 : inscription des agriculteurs auprès des organisateurs locaux, membres du réseau REUNIR-AF.
  • Automne 2019 : visite des parcelles par un jury local composé d’experts (agroforesterie, agronomie, écologie,…) et désignation d’un lauréat local.
  • Début 2020 : désignation des lauréats nationaux par un jury national.
  • 28 février 2020 : remise des prix au Salon International de l’Agriculture.

 

Revivre l’édition 2019 en images :

Cliquer sur l’image pour découvrir l’album complet. Des reportages proposés par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation – http://mediatheque.agriculture.gouv.fr/

 

1 – Portrait d’Yves Clouet, producteur de lait de foin bio, dans un pré en pâturage tournant, bordé d’une haie arbustive. Gaec du Chêne long, lauréat du concours « Pratiques agro-écologiques – agroforesteries 2019.»  Photos : Pascal Xicluna/agriculture.gouv.fr  

2 – Patrice, éleveur laitier bio, du Gaec du Chêne long, lauréat du concours « Pratiques agro-écologiques – agroforesteries 2019.» Photos : Pascal Xicluna/agriculture.gouv.fr

 

3 – Jérémy Le Gruyer, membre du gaec du Douet (ferme de la Pannetière).
Le GAEC a été récompensé au concours national 2019 « Pratiques agro-écologiques – agroforesteries.»  Photos : Pascal Xicluna/agriculture.gouv.fr

4 – Gérard Vernis, lauréat des trophées de l’agroforesterie 2019 dans la catégorie « plus de 10 ans ». Élevage de bovins charolais bio dans le bocage bourbonnais. Photos : Xavier Remongin/agriculture.gouv.fr

 

 

 

 

 

 

 

À lire : un dossier complet sur l’agroforesterie – par Paysage Actualités

À l’occasion du Congrès Mondial d’Agroforesterie, qui s’est tenu le mois dernier à Montpellier, la revue Paysage Actualités publie un dossier complet sur l’agroforesterie dans son numéro de mai.

Dans un contexte de transition énergétique favorable au développement des systèmes agroforestiers, ce dossier dresse un panorama complet des initiatives et démarches visant à planter, gérer et valoriser l’arbre champêtre sous toutes ses formes : typologie nationale des haies, label Bois bocager géré durablement, premier Concours des pratiques d’agroforesterie, etc.

Télécharger le dossier complet

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