Plan de gestion durable des haies (PGDH)

Le Plan de Gestion Durable des Haies (PGDH) 

Le Plan de gestion durable des haies (PGDH) est un outil pratique de gestion des haies destiné à l’agriculteur. Il lui apporte un état des lieux et de connaissance, de planification des travaux d’entretien et de valorisation des haies à l’échelle de son exploitation. Il propose des travaux de gestion et potentiellement d’amélioration des haies existantes garantissant la pérennité des éléments, voire le développement de ceux-ci. Ce diagnostic initial aide donc l’exploitant à mettre en place une planification de la gestion durable des haies de son exploitation.

Le PGDH est réalisé par le conseiller bocage-agroforestier pour accompagner l’agriculteur dans la réappropriation de ses haies et dans ses changements de pratiques. Sa réalisation est un moment privilégié pour échanger avec l’agriculteur sur le terrain, au pied des haies. Il est le référentiel initial qui sera nécessaire pour de nombreuses démarches autour des haies, comme la labellisation «Label Haie» ou «Label bas carbone». Il apporte par ailleurs des informations sur la caractérisation des haies d’un territoire à partir de données fiables de terrain.

Cadre du projet

Le Plan national de développement de l’agroforesterie a inscrit dans son action 4.3 l’élaboration, sous le pilotage de l’APCA et l’Afac-agroforesteries, d’un cadre type unique au niveau national pour la réalisation des plans de gestion durables des haies.

Un contexte d’évolution favorable

La création d’un Plan de Gestion durable des Haies national et unique s’est appuyé sur des ressources existantes développées au sein du réseau :

•les expériences pratiques de plus de 40 structures locales réalisant des plans de gestion des haies reposant sur des trames développées de façons hétérogènes et avec un diagnostic plus ou moins complet ;

•des méthodes de diagnostic des haies sur thématiques précises capables de calculer du potentiel de biodiversité, de carbone additionnel, de bois d’oeuvre, de biomasse à prélever. Développés dans le cadre de projets de recherches et développement ces méthodes peuvent être intégrées dans le PGDH pour gagner en connaissance et expertise ;

•deux outils numériques ont été développés par Lannion-Trégor Communauté et la Chambre d’agriculture de la Sarthe qui permettent de faciliter la saisie sur le terrain et le reporting au bureau pour gagner un temps considérable.

Les multiples intérêts d’un PGDH en commun

Un outil déployable sur le territoire nationale

•Être capable de répondre à la demande d’agriculteurs de bénéficier d’un outil de gestion de leurs haies simple et pratique

•Doter tous les experts de la haie d’un outil opérationnel, qui soit rapide de mise en oeuvre,

•Augmenter le niveau d’expertise pour tout le réseau en prenant en compte tousles états d’avancement de la connaissance sur le sujet (niveau de qualité commun)

•Optimiser le temps de saisie et de calcul grâce à un développement numérique pour dégager un temps de discussion privilégié avec l’agriculteur

•Intégrer la multifonctionnalité des haies (pas de PGDH thématiques mais effectuant un diagnostic du prisme des fonctions de la haie)

Un outil reconnu nationalement pour

•Intégrer les politiques publiques nationales

•Augmenter la connaissance sur les haies en France grâce à la constitution d’une base de données nationale riche en données terrain sur l’état des haies (mesurable seulement par l’expertise terrain) permettant de faire des synthèses des données aux échelles souhaitées (valorisables dans le cadre de définition ou d’évaluation de poli-tiques publiques)

•Créer des formations pour les techniciens-conseillers agroforesteries-bocage mais aussi pour les enseignants en lycées agricoles et les futurs agriculteurs. Le PGDH peut constituer un support d’enseignement pour intégrer les programmes d’enseignement agricole.

•Bénéficier de moyens financiers régionaux et nationaux

•Fournir un état des lieux initial indispensable pour des labels (Label Haie, label Bas Carbone) ou autres dispositifs nationaux

Un outil qui repose sur 

•Un contenu et une méthodologie communs obligatoires pour tous ceux qui réalisent un PGDH

•Un format de restitution du PGDH à l’agriculteur homogène dans les points traités

•Une nomenclature unique des éléments à relever sur le terrain

•Une base de données nationale comprenant les mêmes indicateurs relevés et calculés

Ces fondements communs permettent de développer des outils numériques et de reportage par l’Afac-Agroforesteries et l’APCA et la possibilité de mettre en place un dispositif d’agrément et de formation commun (action développée en 2020-2021).

 

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