Concours Général Agricole des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie : le palmarès 🗓

Les lauréats nationaux 2020 du Concours des Pratiques Agro-écologiques du Concours Général Agricole sections « Agroforesterie » et « Prairies & Parcours » ont été dévoilés et récompensés le 28 février lors du Salon International de l’Agriculture, à Paris, en présence du grand public et de la Secrétaire d’État auprès du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Emmanuelle Wargon.

«Encourager des modes de production soutenables et économiquement performants, réconcilier une production saine et de qualité, en répondant aux attentes légitimes de la société pour une alimentation porteuse de valeurs et respectueuse de l’environnement, tel est le « contrat social » que relèvent, pour cette édition des 150 ans, les 392 éleveurs et agriculteurs candidats, engagés dans ce Concours des Pratiques Agro-écologiques du Concours Général Agricole»
– Benoit Tarche, Commissaire Général du Concours Général Agricole.

Télécharger le dossier de presse du Concours Général Agricole des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie 2020

Revoir les temps forts de la remise des prix au Salon International de l’Agriculture

L’Agroforesterie fait son entrée au Concours Général Agricole 2020 – 6 agriculteurs et agricultrices récompensé·es pour leur engagement en faveur de l’arbre agricole

Après une phase expérimentale réussie en 2019 avec 4 régions-pilotes, pour évaluer et rôder le processus de sélection, ce sont 10 régions qui ont participé (soit une soixantaine d’agriculteurs) à cette nouvelle compétition.
Les prix d’excellence agro-écologique section Agroforesterie distinguent les agriculteurs ayant les meilleurs modes d’intégration de l’arbre dans la gestion globale de leur exploitation agricole : préservation de la biodiversité, pollinisation, qualité de l’eau, paysage, contribution à l’autonomie, régulation du climat….

L’intérêt de l’agroforesterie sous toutes ses formes : les haies, prés-vergers, alignements d’arbres intra- parcellaires… est multiple pour les agriculteurs. Ce sont des pratiques de plus en plus attractives économiquement et écologiquement au service des rendements agricoles et d’apport de revenus complémentaires (consulter le dossier de presse).

Les lauréats nationaux 2020 – Concours des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie catégorie “Implantation”

La catégorie “Implantation” récompense la meilleure parcelle (ou ensemble de parcelles) d’agroforesterie âgée entre 5 et 10 ans et ayant été mise en place par l’agriculteur candidat.

 

1er prix : LA FABRIQUE VÉGÉTALE – Lumigny (Seine-et-Marne, Île-de-France)
2ème prix : GAEC DE LA FERME D’EN GOÛT – Dourgne (Tarn, Occitanie)
3ème prix : EXPLOITATION DE YANN SAUVAIRE – Saint-Jurs (PNR du Verdon, Région Sud)

 

Les lauréats nationaux 2020 – Concours des Pratiques Agro-écologiques – Agroforesterie catégorie “Gestion”

La catégorie “Gestion” récompense la meilleure parcelle (ou ensemble de parcelles) d’agroforesterie âgée de plus de 10 ans.

1er prix : GAEC DES CHÊNES – Plougonven (Finistère, Bretagne)
2ème prix : EXPLOITATION AGRICOLE DU LYCÉE NATURE DE COUTANCES (Manche, Normandie)
3ème prix : FERME DU GRAND LAVAL – Montélier (Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes)

Télécharger la liste des lauréats régionaux 2020

Télécharger le palmarès national 2020

Ressources en eau, ressources bocagères

L’Afac-Agroforesteries a organisé en novembre 2018, les Sixièmes Rencontres nationales arbres et haies champêtres à Lannion, dans les Côtes d’Armor, sur le thème « Ressources en eau, ressources bocagères ». Pendant trois jours, chercheurs, professionnels de la haie, agriculteurs, décideurs politiques, etc. se sont succédés pour faire le point des actions et des travaux de recherche menés sur le bocage au cours de la dernière décennie.

Le numéro 30 « Ressources en eau, ressources bocagères » de la revue Sciences Eaux & Territoires d’INRAE leur offre l’occasion de présenter et d’approfondir leurs résultats. En complément des avancées scientifiques acquises sur les liens entre l’eau et le bocage, ce numéro met en perspective le devenir de la filière du bocage en France autour d’autres enjeux impactant directement les territoires, dont les services rendus pour la biodiversité ou encore le développement de filières économiques durables – bois, plants certifiés, etc.

 

PARTIE I – Bocage : état des lieux en France et retours d’expérience

Patrimoine agricole historique et culturel, le bocage est en net recul depuis 1945, en France. Dès les années 1970, un programme d’envergure concernant l’écologie et l’économie du bocage a été financé par les ministères en charge de l’environnement et de l’agriculture. Depuis, les projet de recherche se succèdent intégrant de nouvelles dimensions (prévention des risques naturels, préservation des paysages, maintien de la biodiversité…) pour guider la décision et l’action dans les territoires. Dans les régions, et en particulier en Bretagne, de nombreux retours d’expérience confirment un regain d’intérêt pour les haies autour du développement de nouveaux enjeux, dont l’exploitation du bois pour l’énergie et la préservation de la qualité de l’eau.

PARTIE II – Les fonctions du bocage pour l’eau : un argumentaire scientifique et technique pour guider l’action

On évoque souvent les capacités de régulation du bocage vis-à-vis des accidents climatiques (inondation, sécheresse, coulée de boue…) et des pollutions diffuses liées au transfert de l’eau sur les parcelles agricoles. Mais quelles sont réellement les dernières connaissances scientifiques et techniques sur le rôle du bocage pour l’eau, tant sur le plan qualitatif que quantitatif ? Et, comment cet argumentaire permet d’aboutir à des préconisations opérationnelles et de guider l’action collective sur le bocage ?

PARTIE III – Structurer des filières économiques pour assurer la gestion durable des haies et leur renouvellement

De la production de graines et de plants bocagers et de la gestion durable des haies à la production de bois pour l’énergie, des filières locales s’appuyant sur des labels et des certification se mettent en place en France. Leur objectif est de valoriser les bonnes pratiques pour que gérer et entretenir les haies riment avec développement local, productivité, préservation de la biodiversité…, et ceci de manière pérenne.

PARTIE IV – Les politiques publiques de l’arbre et la haie champêtre

Depuis l’Europe jusqu’aux départements, la tendance générale est à un renforcement des politiques publiques en faveur de la haie : aides financières de la PAC dans le cadre de la BCAE7, plan de développement de l’agroforesterie du ministère en charge de l’agriculture, programmes régionaux en faveur de la haie (à l’exemple de Breizh bocage)… Ces politiques s’accompagnent par la mise en place de nombreuses structures locales qui au travers de leurs actions permettent aux acteurs des territoires, dont au premier plan les agriculteurs, de se réapproprier les haies pour en faire un atelier de production à part entière de leurs exploitations.

 

En direct des territoires : à la découverte des Planteurs volontaires

Avec un taux de boisement de 9 % contre 28 % pour la moyenne française (Institut forestier national, 2010), les départements du Nord et du Pas de Calais sont ceux qui comptent le moins d’arbres en France. Depuis 2013, l’association « Les planteurs volontaires » y organise des plantations citoyennes autour de projets portés par les agriculteurs et les collectivités.

Le numéro 30 de la Revue Science Eaux & Territoires leur consacre un article, occasion de découvrir le portrait de ces hommes et femmes du réseau Afac-Agroforesteries.

Référence de l’article :  GUILLOU, Alan, En direct des territoires – Les planteurs volontaires, Revue Science Eaux & Territoires, Ressources en eau, ressources bocagères, numéro 30, 2019, p. 90-91, 03/10/2019. Disponible en ligne sur <URL : http://www.set-revue.fr/en-direct-des-territoires-les-planteurs-volontaires> (consulté le 27/02/2020), DOI : 10.14758/set-revue.2019.4.19. 

L’équipe des Planteurs volontaires

À lire dans la Gazette des communes : les vertus du bocage sortent enfin du bois

Crédit photo : Lannion-Trégor Communauté

 

« La préservation du bocage constitue un enjeu environnemental, on le sait. Mais sur le territoire de la communauté d’agglo Lannion-Trégor, elle joue également un rôle clé dans les politiques énergétique, touristique et agricole. »
Stéphanie Stoll, journaliste à la Gazette des communes, se penche sur l’inscription de la préservation du bocage dans les politiques publiques du territoire de Lannion-Trégor Communauté, au service d’enjeux environnementaux, économiques et d’aménagement du territoire.

Lire l’article sur le site de la Gazette des communes (version abonnés)

 

 

 

À lire : Il faut sauver le bocage breton – de Yann Février | Bretagne Magazine

Paru dans Bretagne Magazine, l’article de Xavier Février revient sur les 6èmes rencontres nationales arbres et haies champêtres organisées par l’Afac-Agroforesteries à l’automne dernier en Bretagne, au cœur de l’un des territoires les plus bocagers de France : celui de Lannion-Trégor Communauté. La question du bocage y était cette année centrale, avec pour thème transversal le lien qui existe entre ressources en eau et ressources bocagères.

« On estime que près de 60% du bocage breton disparaît ainsi entre 1960 et 1980. Dès les années 1970 pourtant, les effets secondaires se font sentir : crues exceptionnelles, dégâts sur les récoltes… Un demi-siècle plus tard, le constat est cette fois sans appel : érosion, lessivage, pollutions, perte de rendement, inondations, déclin de nombreuses espèces, morcellement des populations… Le remembrement a certes permis d’industrialiser et de développer l’agriculture bretonne, mais à quel prix? »

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En savoir plus sur l’auteur

Dès les années 1970, des travaux de scientifiques ont mis en lumière les nombreuses fonctionnalités du bocage pour l’eau. En Bretagne, cela a conduit à mettre en œuvre une politique d’actions très volontariste en faveur du bocage. Menée depuis de nombreuses années, cette politique régionale est relayée et renforcée depuis 2007 par le plan Breizh Bocage. Au regard de ces liens étroits entre ressources en eau et ressources bocagères, thème retenu pour cette sixième édition, les questions suivantes ont été débattues :

  • Quelles sont les dernières connaissances scientifiques et techniques sur le rôle du bocage pour l’eau, tant sur le plan qualitatif que quantitatif ?
  • Comment cet argumentaire permet d’aboutir à des préconisations opérationnelles et de guider l’action collective sur le bocage ?
  • Quels sont les outils, les moyens et les démarches à disposition des gestionnaires des haies ?
  • Comment mieux articuler les opérations de planification, de coordination et les actions en faveur d’un bocage vivant ?
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