Le Concours Général Agricole récompense les producteurs et soutient les filières agricoles françaises depuis 150 ans. Pour récompenser l’équilibre agro-écologique agroforestier sur leurs parcelles, la catégorie Agroforesterie est divisée en deux sections :

• Implantation (pour les parcelles d’agroforesterie âgées de 5 à 10 ans et plantées par l’agriculteur candidat)

• Gestion (pour les parcelles d’agroforesterie âgées de plus de 10 ans et gérées par l’agriculteur candidat).

En savoir plus sur le concours

Retour en images sur les visites du jury !

Cette année, la région Nouvelle-Aquitaine a accueilli deux concours locaux. En novembre, le jury s’était réuni en Charente-Maritime pour la catégorie implantation. Jeudi 10 décembre, c’est pour la catégorie gestion qu’un jury s’est constitué dans le département des Deux-Sèvres. Les jurés ont ainsi pu découvrir et évaluer les pratiques de gestion des haies sur 6 parcelles candidates. Cette journée a été organisée par Françoise Sire pour Réunir-AF et l’association Prom’Haies en Nouvelle-Aquitaine.

Le premier prix local d’Équilibre Agro-écologique Agroforesterie a été décerné au

 GAEC des Trognes

Au GAEC des Trognes, l’élevage de brebis en bio est indissociable du territoire bocager de Gâtine. La parcelle candidate nommée « Petit champ du châtaigner » porte bien son nom. Cette prairie est entourée de haies diversifiées, et un châtaignier en fin de vie, inestimable refuge de biodiversité, a été préservé au centre de la parcelle. Le bois issu des haies permet de chauffer l’habitation.

« Le but c’est de s’adapter au milieu et pas l’inverse. » Jean-Claude Braconnier

L’exploitation de Guillaume Grasset

Chez Guillaume Grasset, les vaches qui vivent en extérieur toute l’année sont protégées par le bocage : les haies et les arbres limitent l’effet du vent et de la pluie. La ferme, en autonomie fourragère, repose sur une philosophie : si on prend soin des arbres, on prend soin de son milieu de vie. Il y a deux ans, l’agriculteur avait déjà participé au concours-test préalable à l’intégration de l’agroforesterie au Concours Général Agricole. Depuis, son exploitation a suscité la curiosité de nombreux élèves du lycée agricole local, qui viennent régulièrement visiter son exploitation.

« Avec les arbres, ce sont les vaches qui commandent. Moi je travaille pour qu’elles se sentent bien sur la ferme »

Tout est lié : le bien-être des vaches fait le bien-être de l’éleveur et du consommateur.

 

L’exploitation de Frédéric David

 

Avec ses 6,5 km de haie, l’éleveur ovin et bovin en double-actif Frédéric David travaille à la recherche d’équilibre. Sur ses parcelles en grandes cultures, il vise un rendement optimum et non maximum grâce aux haies.

« Je n’ai arraché aucune haie car je les estime indispensables et utiles à mon activité agricole : bien-être animal et des cultures, abri faunistique, beauté des paysages, éléments du patrimoine… »

L’élevage de Jean-Christophe Réau

Membre du collectif « Pâtures et papilles », Jean-Christophe Réau est un éleveur bovin et ovin en plein air intégral. Pour lui, les haies sont essentielles. En plus d’atténuer les effets du changement climatique, les haies et les arbres servent au bien-être animal (ombre en été, abri en hiver) mais ont également une dimension pratique en servant de clôture, d’apport fourrager, de vermifuges et d’énergie puisque l’habitation est chauffée grâce à une chaudière à bûches.

Le GAEC du Ternan, Jean-Paul Gentil

Dans cet élevage bovin pour production de viande et de lait, les arbres sont omniprésents. Ils permettent de maintenir la matière organique et de protéger les sols ainsi que la biodiversité. Avec une partie de la parcelle en sylvo-pastoralisme, les vaches profitent d’un abri permanent contre le vent et la pluie. L’exploitation du bois s’exprime par la vente de plaquettes de chêne pour alimenter 4 chaudières de particuliers, des plaquettes de noisetier sont utilisées en litière et une partie est cédée à des particuliers pour leurs massifs d’espace vert. L’habitation est également chauffée par une chaudière à bois bûche.

L’élevage de Maixent Morille

Les belles vaches élevées par Maixent Morille bénéficient de tous les bienfaits de la haie. Coupe-vent, pâturage riche grâce aux sols fertiles et protégés de l’érosion, exploitation en bois plaquettes pour le chauffage, les haies rendent de nombreux services à l’exploitation. La replantation est envisagée dans le futur, mais la priorité est l’entretien correct des 35 km de haies intra-parcellaires.

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