Agrément BCAE7 | Renouvellement et candidature à l’agrément BCAE7 pour l’année 2021

Pour préserver au mieux le bocage en France, un dispositif d’agrément a été mis en place par l’Afac-Agroforesteries afin de reconnaître les compétences nécessaires pour accompagner un déplacement de haie pour un meilleur emplacement environnemental, dans le cadre de l’application des Bonnes Conditions Agro-Environnementales pour le maintien des particularités topographiques (BCAE7). Les structures et leurs 128 conseillers agroforestiers ou techniciens bocage agréés sont officiellement reconnus dans l’arrêté ministériel du 12 février 2017.

Retrouvez ci-dessous les informations nécessaire pour demander ou renouveler votre agrément BCAE7.

Calendrier de l’appel à candidatures :

Lancement de l’appel à candidatures : 12 février 2021

Clôture de l’appel à candidatures : 12 mars 2021

Commission de sélection : mi mars 2021

Réponse aux candidats : fin mars 2021

Transmission de la liste des habilités au Ministère de l’Agriculture : fin mars 2021

Renouveler votre agrément BCAE7

Vous avez été agréé BCAE7 en 2020 et vous souhaitez renouveler votre agrément pour l’année 2021. Pour que sa reconduction soit effective, votre organisme devra être à jour de son adhésion à l’Afac-Agroforesteries pour l’année 2021 et votre demande de renouvellement d’agrément enregistrée via le formulaire de renouvellement en ligne.

Ce formulaire en ligne permet également de noter les éventuelles modifications de coordonnées de votre organismes et de vos techniciens bocage ou conseillers agroforestiers agréés en 2019. La liste des agréés sera ensuite mise à jour en mars 2021 et transmise au Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et aux DDTM de France.

Attention, tout changement de techniciens bocage ou de conseillers agroforestiers agréés au sein de la structure nécessite de redéposer un dossier de candidature pour le nouveau technicien ou conseiller, via le formulaire de candidature en ligne.

Nouvelle candidature – Demander l’agrément BCAE7

Pour les nouvelles structures candidates souhaitant recevoir l’agrément BCAE7 pour l’année 2021, ou pour les structures souhaitant renouveler leur dépôt de candidature, l’Afac-Agroforesteries ouvre un quatrième appel à candidatures. Vous pouvez, dès à présent, transmettre votre candidature pour obtenir l’agrément BCAE7 afin de dispenser des prescriptions pour un meilleur emplacement environnemental d’une haie dans le cadre de la BCAE7.

Mise en oeuvre de la mesure « haies » : des outils pour se mobiliser dans les territoires

Vous étiez nombreux·ses à suivre notre webconférence « Plan de relance : comment se mobiliser pour mettre en oeuvre la mesure « haies » dans les territoires » jeudi 28 janvier dernier et nous vous en remercions. Nous espérons que les éléments de contexte apportés, ainsi que le détail des propositions portées par l’Afac-Agroforesteries, vous permettront d’alimenter les discussions de cadrage de cette mesure au niveau régional. 

En effet, c’est désormais à l’échelle des Régions que se jouera l’efficacité de la mesure « haies », puisque celle-ci est territorialisée à 100%. Afin que celle-ci permette d’accélérer le rythme de plantation et d’en garantir la pérennité, tout en confortant l’économie des filières et des structures qui œuvrent pour ces plantations, nous vous invitons donc à vous saisir des outils mis à disposition par l’Afac-Agroforesteries :

  • Présentation powerpoint de la conférence
  • Convention d’engagement (Modèle type)
  • Contrat de culture (Modèle type)
  • Barèmes pour les investissements
  • Schéma de la procédure pour le dépôt collectif de projets accompagnés individuellement
  • Calendrier
  • Coordonnées des membres du groupe inter-région de l’Afac sur le Plan de relance

Nb : Nous rappelons que tous ces éléments sont à considérer à ce stade comme des contributions faites par le réseau Afac-Agroforesteries dans le cadre des échanges avec le Ministère de l’agriculture sur la mesure « Haies ». Ces éléments sont susceptibles d’évoluer. Seul le cadre d’instruction technique final de la mesure, qui sera transmis par le Ministère aux DRAAF et aux Régions, fera foi. 

WEBCONFÉRENCE | Plan de relance : comment se mobiliser dans les territoires pour mettre en œuvre la mesure « haies » ?

Avec l’annonce, dès septembre 2020, d’une mesure dédiée à la haie dans le cadre du plan France Relance, le gouvernement s’est engagé dans une démarche inédite en faveur des haies françaises. 

  • Quels sont les défis posés par cette politique ? Comment la mettre en œuvre sur les territoires ?  
  • Pourquoi l’adoption d’une stratégie globale est-elle indispensable pour enrayer durablement la disparition des haies en France?
  • Comment se mobiliser pour garantir un développement à long terme de l’arbre et la haie dans les territoires ? 

 

Inscrivez-vous à la session de décryptage de l‘Afac-Agroforesteries le jeudi 28 janvier 2021 de 18h30 à 20h :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdDTsNNUqTifMV0XI3uFDqH_SLhTaLSmpm4dgNWKqymqcn-9A/viewform?usp=sf_link

Rendez-vous le 28/01 sur Zoom – connexion via ce lien : 

https://us02web.zoom.us/j/86141541359?pwd=YTRmcEZRajduRVpHM2h4cTFoYVJCQT09

ID de réunion : 861 4154 1359 // Code secret : 884219

2021, une bonne année pour l’arbre et la haie

Découvrez les voeux de Philippe Hirou, Président de l’Afac-Agroforesteries :

Cher·e·s adhérent·es, partenaires, sympathisant·es,

Au nom de l’ensemble du réseau Afac-Agroforesteries, de son conseil d’administration et de son équipe salariée, je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette année 2021 que j’espère très bénéfique pour l’arbre et la haie en France.

Cette nouvelle année voit le sujet qui nous rassemble depuis bientôt quinze ans prendre une nouvelle ampleur dans le débat public et dans la conscience collective. L’arbre et la haie sont dans tous les esprits. Ils figurent désormais au cœur des politiques publiques, aussi bien agricoles et économiques qu’environnementales, et apparaissent comme un levier incontournable pour aller vers la résilience des territoires.

Consolidant sa place dans les négociations de la future PAC et dans la mise en place des expérimentations à grande échelle sur les Paiements pour Services Environnementaux (PSE), la haie fait aussi l’objet d’une mesure à part entière dans le Plan de relance gouvernemental. Pour l’Office français de la biodiversité, 2021 sera « l’année de la haie ».

Tout cela témoigne de réelles avancées ; mais notre réseau, fort de son expérience, ne méconnait pas la complexité des enjeux et notamment l’importance de se donner les moyens de réussir des plantations durables et de qualité. Planter des arbres, oui. Mais pas n’importe quoi, ni n’importe comment !

Le besoin d’un accompagnement des projets par des techniciens compétents se fait toujours plus nécessaire.

Les aléas climatiques (sécheresses, chaleurs extrêmes) invitent à être plus vigilants que jamais quant aux choix effectués collectivement. Les plants « Végétal local » par exemple, qui ont déjà montré leur efficacité avec des taux de reprise et des croissances meilleures, sont aujourd’hui victimes de leur succès. Soutenir le développement de leur production devrait être une priorité, au risque de voir des plantations réalisées au détriment de la biodiversité et des acteurs locaux.

Enfin, il reste avant tout essentiel d’assurer la pérennité des haies existantes (il disparaît encore 11 500 km de haies par an, soit quatre fois plus qu’il ne s’en plante !), de penser leur rajeunissement quand il est nécessaire, d’anticiper leur gestion, d’organiser leur valorisation.

C’est donc en s’appuyant à la fois sur les politiques publiques, à la définition desquelles nous participons, et sur les outils techniques que nous développons tous ensemble, que le réseau de l’Afac-Agroforesteries, fort de l’expérience, de la compétence et de l’énergie de ses membres en régions, pourra jouer un rôle déterminant pour redonner toute leur place à l’arbre rural et agricole, et aux haies, en France.

J’espère que vous serez à nos côtés en 2021 et je vous remercie pour votre soutien.

Sincèrement,

EN REPLAY : nos propositions pour la PAC (webconférence)

Le 19 octobre dernier, l’Afac-Agroforesteries présentait ses propositions pour la future PAC lors d’une webconférence. En s’appuyant sur l’expertise de notre réseau, nous nous sommes donc mobilisé·e·s pour construire des propositions pour une PAC qui favorise le maintien, la gestion durable et le développement de l’arbre et la haie. Ce plaidoyer pour l’arbre et la haie se poursuivra tout au long de l’élaboration du Plan stratégique national, qui définira les interventions et les modalités de mise en œuvre de la PAC à l’échelle nationale.

Vous pouvez regarder à nouveau la webconférence ou la découvrir ci-dessous ( pour un visionnage rapide, voir la conclusion à 53 min 53)

 

Les thématiques abordées :

>>  Les enjeux du développement de l’agroforesterie pour la prochaine décennie

>>  Comprendre la réforme de la PAC : opportunités et incidences pour l’agroforesterie

>>  Nos propositions pour placer l’arbre au coeur de la future PAC

Intervenant·es :

Frédéric Coulon

Ingénieur
Solagro
& membre du Conseil d’Administration de l’Afac-Agroforesteries

Fabien Liagre

Responsable Recherche & Développement
AGROOF
& membre du Conseil d’Administration de l’Afac-Agroforesteries

Catherine Moret

Responsable projets
Afac-Agroforesteries

Baptiste Sanson

Responsable projets
Afac-Agroforesteries

Nos propositions résumées :

L’Afac-agroforesteries a publié un Cahier d’acteur sur la plateforme « ImPACtons » afin de synthétiser et porter au débat nos propositions pour l’arbre et la haie dans la future PAC. Vous pouvez continuer à le commenter et la relayer en cliquant ici.

Découvrir le cahier d’acteur 

Mesure « haies » du plan de relance économique : pour une approche complète de la haie, de l’amont à l’aval

 

Alors que, depuis 1950, 70 % des haies ont disparu des bocages français et que cette érosion continue de se poursuivre au rythme de 11 500km par an, l’intégration d’une mesure « haies » dans le Plan de relance est une occasion unique pour enrayer la disparition des haies en France. Au-delà du montant conséquent des aides allouées à cette mesure – plusieurs dizaines de millions pourraient être mobilisés sur deux ans -, son caractère inédit réside dans l’articulation, pour la première fois, de quatre volets complémentaires : « replanter 7 000 km de haies, instaurer une gestion durable des haies existantes et structurer les filières locales de production d’arbres et de valorisation de la biomasse issue des haies »* . Dans un contexte où l’adaptation des systèmes agricoles et des territoires au changement climatique n’est plus une option mais une impérieuse nécessité, c’est bien cette approche complète, de l’amont à l’aval, que souhaite encourager l’Afac-Agroforesteries, en tant que réseau national pour l’arbre et la haie. 

L’inscription d’une mesure dédiée à la haie dans le plan de relance économique est un signal fort. Il signifie que les haies ne sont plus considérées uniquement à l’aune des enjeux environnementaux qu’elles représentent mais dans une perspective plus globale où les haies sont le support d’un triple développement territorial : à la fois agricole, environnemental et économique. Dès lors, il s’agit non pas d’opposer ces trois approches mais de chercher à les articuler. Il s’agit de faire de la transition écologique un moteur de l’économie et non pas un frein. La haie en donne une parfaite illustration.

Des milliers d’emplois sont en effet concernés directement ou indirectement par l’économie territoriale liée aux haies : les agriculteurs en tant que principaux gestionnaires, les conseillers agroforestiers qui accompagnent les agriculteurs dans la bonne gestion de leurs réseaux de haies, les collecteurs de graines et les pépiniéristes qui produisent les centaines de milliers de plants arbres et d’arbustes pour créer de nouvelles haies, les gestionnaires des collectivités qui s’appuient sur les services écosystémiques rendus par les haies ou qui s’approvisionnent en bois issus des haies pour se chauffer, les salariés des structures de distribution du bois bocager, les entreprises agroalimentaires valorisant l’engagement environnemental de leurs fournisseurs, etc. Cette nouvelle économie des territoires liée aux haies est aussi celle qui peut nous permettre de les sauver d’une érosion irréversible. Si les haies ont considérablement régressé en France et continuent de disparaître à un rythme de 11 500 km par an, c’est notamment parce que ce réseau bocager a perdu sa valeur économique et sa valeur d’usage. Redonner aux haies un intérêt économique réel permettra d’assurer leur préservation et leur restauration sur le long terme, et par là-même de bénéficier des services écologiques qu’elles remplissent (protection de l’eau, biodiversité, production de biomasse, stockage de carbone, qualité des et identité des paysages…). La haie est un « couteau suisse » de l’écologie et constitue probablement l’un des moyens les moins onéreux, le plus rapide et efficace pour que la France atteigne les objectifs qu’elle s’est fixée lors de l’Accord de Paris.

Soutenir l’accompagnement technique de la mesure « haies » dans les territoires :

Une enquête menée par l’Afac-Agroforesteries auprès des opérateurs de l’arbre et la haie en France a démontré que les acteurs en place ont toute la capacité opérationnelle à engager, dès maintenant, des actions portant sur l’ensemble de la filière haie, sur chacun des volets de la mesure « haies » du Plan de relance. Des projets déjà en cours, mais demandant à être renforcés, permettraient de déployer ces actions dès le début de l’année 2021.  Cela permettrait de sauver des dizaines de milliers de kilomètres de haies, d’accélérer la transition écologique des territoires et de relancer une économie liée à la haie. Pour que la mesure « haies » du Plan de relance soit à la hauteur de ces enjeux, il est impératif qu’elle appuie l’ensemble de ces structures d’ingénierie territoriale autour des haies, ayant la compétence d’accompagnement à la plantation et à la gestion des haies champêtres (Parcs naturels régionaux, Syndicats de bassin versant, associations ayant pour objet principal l’arbre et la haie, Chambres d’Agriculture, Fédération départementales des Chasseurs, SCIC de valorisation du bois bocager…). Leur rôle d’accompagnement technique est indispensable pour assurer un accompagnement des agriculteurs dans la réappropriation de leurs haies, leur développement et l’adoption de pratiques de gestion durable de ces haies.

Prendre en compte la filière haie de l’amont à l’aval :

Pour être efficace, il est nécessaire que la mesure « haies » du plan de relance soit construite au regard de plusieurs objectifs opérationnels : depuis les filières amont de pépinières pour la production de plants d’arbres et d’arbustes jusqu’aux filières aval de valorisation de la biomasse issue des haies, en passant par la plantation et la gestion durable des haies déjà en place :

  • Objectif 1 : la mesure « haies » doit permettre la restauration des haies existantes par une gestion durable, afin de garantir leur bon état écologique. Sans cette gestion durable, le capital « haie » continuera de se dégrader de façon très rapide ; en effet, les haies meurent aujourd’hui de pratiques d’entretien dégradantes avec l’usage d’outils mécaniques inadaptés (lamier, épareuse, broyeur…) et de vieillissement par manque de régénération.
  • Objectif 2 : la mesure « haies » doit permettre la valorisation économique de ces haies en renforçant et en développant les filières locales de valorisation de la biomasse issue des haies. Pour garantir la fourniture d’une ressource renouvelable et respectueuse de l’arbre, la mesure peut s’appuyer sur des certifications telles que le Label Haie.
  • Objectif 3 : la mesure « haies » doit soutenir la plantation de nouvelles haies ou leur régénération naturelle assistée, en particulier dans les zones où le patrimoine arboré est le plus dégradé. Sur ces territoires, la replantation des haies est une priorité.
  • Objectif 4 : en amont des plantations, la mesure « haies » doit soutenir la structuration des filières françaises de collecte de graines et de production de plants, puisque la plantation de 7000 kilomètres de haies représente un besoin de production d’environ 7 millions de plants d’arbres et d’arbustes. Si l’on veut que les plants d’arbres et d’arbustes de ces futures haies soient résilients au changement climatique et que les haies ainsi plantées remplissent leur rôle en matière de biodiversité, il est essentiel que les graines des arbres et des arbustes des futures haies soient d’origine génétique locale et issues de collecte en milieu naturel, comme le garantit la marque Végétal local, propriété de l’Office français de la biodiversité. À défaut, cela reviendrait à soutenir la plantation de plants tout venant, issus d’un marché européen, sans cohérence avec la biodiversité de nos territoires ni avec l’objectif premier du plan de relance : soutenir l’économie française et sa transition écologique.

Tous les bilans des politiques publiques de replantation des haies de ces vingt dernières années l’ont démontré : les dispositifs de soutien à la replantation qui n’intègrent pas la préservation de l’existant et le développement des filières de l’amont à l’aval sont inefficaces pour stopper le déclin des haies. Ce déclin n’est pas inéluctable et le contexte n’a jamais été aussi propice pour créer une nouvelle économie des territoires liée aux haies et créer les nouveaux paysages de l’arbre pour la transition. Dotée de moyens sans précédents, la mesure « haies » doit permettre d’inverser cette tendance, elle ne peut pas être un simple symbole du verdissement du Plan de relance.