Un label pour préserver les haies

 

Un label sur la haie, pourquoi ?

 

Le Label Haie a pour ambition de préserver les haies en renversant la dynamique d’érosion bocagère en France, tout en appuyant le développement de filières haies-bois bocager durables. Il a été lancé officiellement le 4 octobre 2019 au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

 

Modifier fondamentalement les pratiques de gestion

Le label définit pour la première fois, avec précision, les principes de gestion durable des haies. Traduits en indicateurs de certification, ils guident l’apprentissage et l’acquisition des bons gestes techniques et des pratiques respectueuses de l’environnement.

En certifiant ces pratiques vertueuses, le label offre à l’agriculteur l’opportunité de faire valoir les services écosystémiques qu’il rend à la société.

 

Ancrer durablement les filières haie-bois

Le label encadre pour la première fois la mobilisation du bois hors-forêt. Il exige une origine tracée et locale du bois et garantit une ressource durable sans surexploitation.  En certifiant les filières haies-bois, alimentées par les agriculteurs gestionnaires de haies, le label participe à donner une valeur économique au bois issu des haies.

Ces systèmes de valorisation des haies et des pratiques associées participent fortement à la protection des haies. Le label répond ainsi au double objectif de produire du bois énergie et du bois d’œuvre avec les garanties d’une ressource renouvelée et d’un maintien des paysages bocagers durables et fonctionnels. Du premier au dernier maillon de la chaîne, il se propose de guider l’évolution des pratiques de production, de distribution et de consommation.

 

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Télécharger le dossier de presse (version légère – 1,5MB)

 

Sur quoi porte-t-il ? Que garantit-il ?

 

Un dispositif de certification adapté aux enjeux de la haie

 Le Label Haie encadre d’une part les pratiques de gestion des haies et d’autre part les filières de distribution du bois bocager. Ainsi, l’exigence du label porte tant sur la qualité de gestion des haies que sur l’ancrage local et durable des filières. En revanche, elle ne porte pas sur la qualité du bois. La robustesse du label repose sur deux cahiers des charges distincts (« Gestion » et « Distribution »), un système de certification dans lequel opère un organisme certificateur indépendant et un outil de traçabilité informatique.

A qui s’adresse-t-il ?

Le Label Haie s’adresse à une multiplicité d’acteurs, qu’ils en soient les bénéficiaires directs (gestionnaires des haies et distributeurs de bois bocager) ou indirects (acheteurs et société civile). Pour ces bénéficiaires, il peut être un outil et une réponse adaptée au développement écologique et économique de l’espace rural.

 

Aux gestionnaires des haies

 Ce sont principalement des agriculteurs qui gèrent des haies sur leur exploitation agricole. Les groupes d’agriculteurs réunis autour de filières de production (bois énergie, produits alimentaires, produits agricoles, …) peuvent s’organiser en OCG (Organisation Collective de Gestionnaires) pour bénéficier d’une certification de groupe abaissant le coût de certification par rapport à une certification individuelle.

Pour les gestionnaires, le label répond à trois besoins :

  1. Être accompagné dans l’évolution des pratiques de gestion des haies en s’enrichissant de nouvelles connaissances en sylviculture et en fixant des caps d’amélioration
  2. S’assurer un complément de revenus en inscrivant la haie comme un nouvel atelier de production agricole
  3. Bénéficier d’une reconnaissance des services rendus à la société par la gestion vertueuse des haies

 

Aux distributeurs de bois bocager

Ce sont des entreprises qui achètent le bois aux gestionnaires (agriculteurs producteurs de bois majoritairement), le stockent et le vendent sous forme de bois plaquette pour alimenter les chaufferies individuelles ou collectives, de bois bûches ou de bois d’œuvre. Dans certains cas organisés en filières d’approvisionnement territoriales, le distributeur et les gestionnaires peuvent constituer une OCG pour bénéficier d’une certification de groupe.

Pour les distributeurs, le label répond à trois besoins :

  1. Inciter au regroupement de l’offre en bois bocager à travers l’organisation de producteurs
  2. Consolider les débouchés en sécurisant les marchés pour une meilleure structuration des filières haie-bois
  3. Assurer une compétitivité entre les différentes filières de vente de bois avec une réelle exigence de qualité

 

Aux acheteurs de bois bocager

Ce sont principalement des collectivités qui ont fait le choix d’installer des chaudières à bois pour traduire leur engagement en faveur d’une alternative aux énergies fossiles et minières et d’une valorisation de leur paysage bocager.

Pour les acheteurs, le label répond à trois besoins :

  1. S’assurer d’utiliser une ressource renouvelable (non surexploitée et pérenne)
  2. Redéfinir une cohérence d’échelle d’approvisionnement pour une adéquation entre la consommation et les potentiels du territoire
  3. Développer l’économie territoriale et équitable en engageant une pluralité d’acteurs

 

Aux citoyens – consommateurs

Ce sont les habitants d’un territoire bénéficiant d’un chauffage au bois bocager collectif ou appréciant la beauté d’une campagne arborée ou encore soucieux d’une mise en oeuvre de la transition écologique et énergétique.

Pour la société civile, le label répond à trois besoins :

  1. Apporter des garanties et de la transparence à l’ensemble de la chaîne de production
  2. Être acteur d’un nouveau contrat social, économique, écologique vertueux entre agriculteurs, société civile, élus partageant un même territoire
  3. Cultiver l’attachement au territoire en renouvelant l’intérêt porté aux paysages agricoles

 

Pour en savoir plus :

Emission de radio Terre à Terre, « Le bocage normand à Flers », avec notamment : Laurent Nevoux , de Bois Bocage Energie

Reportage de France 3 Basse-Normandie sur la filière Bois bocage énergie dans l’Orne

Question à l’assemblée nationale sur les conséquences de la multiplication des chaufferies bois

Reportage sur la centrale biomasse à Gardanne

Revoir le reportage de « Cash Investigation », Razzia sur le bois, du 24 janvier 2017

 

 

 

 

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