Bilan du programme


Rapport annuel du programme “Plantons 3 millions d’arbres en France”


Rapport annuel des plantations – saison 2017-2018

Consultez le rapport annuel des plantations – saison 2017-2018

La 8ème campagne de plantations soutenue par la Fondation Yves Rocher-Institut de France, a permis de planter sur la saison 2017-2018, 516 950 arbres et arbustes. Grâce à ce programme et à ses 67 opérateurs engagés, le troisième million d’arbres a pu être atteint !

Cette 8ème campagne de plantations inaugure également la reconduction du programme « Plantons pour la Planète – France » qui prévoit la plantation supplémentaire de 2 millions arbres sur 5 années (saison 2017-2018, saison 2018-2019, saison 2019-2020, saison 2020-2021), à raison de 600.000 arbres par an. Ainsi, en 2021, nous atteindrons l’objectif ambitieux de 5 millions d’arbresplantés depuis 2010 en France dans le cadre du partenariat entre la FondationYves Rocher-Institut de France et l’Afac-Agroforesteries.

Consciente de ces enjeux, la Fondation Yves Rocher poursuit résolument sonengagement en matière de haute-qualité de plantation en soutenant la filière d’arbres et d’arbustes labellisés “Végétal local” avec pour nouvel objectifd’accompagner la plantation d’un million d’arbres labellisés «Végétal local». Dans cet objectif, il est prévu que 50% des plants du nouveau programme«Plantons en France – en route vers les 5 millions» qui seront plantés d’ici 2021,soient labellisés «Végétal local».

 


La carte des sites de plantation 


Cette saison de plantation a permis à 67 opérateurs de planter 516 950 arbres sur 1 689 sites différents dans la France entière. L’étude globale de la carte des plantations montre que, si les haies et les autres systèmes arborés sont présents au sein des différentes régions françaises, les plus étendues et les plus denses se situent sur la façade Ouest de laFrance avec la Normandie, les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine et le Centre-Val de Loire (à l’exception de la Bretagne, qui bénéficie toujours d’un programme d’aide à la plantation Breizh Bocage). Ces régions représentent près de 54% des plantations du programme. D’autres aires de plantations, très dynamiques sont également visibles sur la pointe Nord, avec la région Haut- de-France (20%) et le Sud-Ouest, avec la région Occitanie (15%).

 


Les opérateurs du programme


Parmi tous les membres du réseau Afac-Agroforesteries, 67 opérateurs ont été retenus à l’appel à projets « Plantons 3 millions d’arbres en France » lancé en mars 2017. Les 29 associations «arbres champêtres, haies et agroforesteries», qui ont pour objet premier la prise en compte de toutes les agroforesteries sont majoritaires dans le programme (43%),tout comme elles le sont au sein de l’Afac- Agroforesteries où elles représentent 22% du réseau national. Elles plantent à elles seules plus de la moitié des arbres du programme(53%). Ce sont les acteurs principaux de ce programme tant par leur représentativité que par leur capacité d’action. Les structures environnementales représentent, quant à elles,28% des opérateurs du programme mais ont un volume de plantation moins important (18%).

Travail manuel du sol avant la plantation d’une haie champêtre – CPIE Sèvres et Bocage

 


Les planteurs du programme


Pour la saison 2017-2018,1 689 planteurs décidés à planter des haies, des vergers ou des arbres en intrapacellaire sur leurs parcelles privées ou communales. La majorité des planteurs sont des agriculteurs (55%-922). Associations,particuliers et collectivités représentent l’autre moitié de la communauté des planteurs et attestent que redonner une place à l’arbre dans le paysage rural n’est pas uniquement l’affaire des agriculteurs mais bien d’un réseau de citoyens concernés par leur cadre de vie, le maintien de la biodiversité, l’amélioration de la qualité de l’eau, …

 

Portrait du planteur Vincent FERRE accompagné par le Syndicat Mixte du Bassin Versant de l’Isac

– Décrivez-nous le contexte de la plantation. « Le GAEC des Alouettes est familial et nous élevons des vaches laitières. Avec le départ à la retraite d’un de mes associés, la question de la conversion en bio a été abordée. Nous cherchons donc à optimiser le pâturage, profitant d’avoir un îlot de parcelles autour de la ferme. De plus, nos parcelles sont peu propices aux grandes cultures et sujettes à l’érosion. Le sol est argilo-limoneux, c’est- à-dire hydromorphe l’hiver et sec battant l’été. La prairie pâturée est le système le plus adapté. »

– Qu’est-ce qui vous motive à planter ? « Je suis conscient des enjeux liés à la protection de l’eau et de son environnement. Mes parents avaient déjàplanté des haies dans les années 90 dans le cadre d’un remembrement. Jesouhaite continuer ces actions de replantation sur notre ferme. »

– A quelle période avez-vous planté ? « Avec le Syndicat du bassin versant de l’Isac, nous avons planté les trois haies fin mars 2018 : deux le long du cours d’eau et une en séparation de parcelle. »
– Quel(s) était(ent) le(s) but(s) de la plantation ? « Nous avons choisi de planter ces haies pour deux raisons principales : protéger les cours d’eau, c’est- à-dire limiter l’érosion tout en servant de piège à nitrate et améliorer les conditions de pâture de mes vaches, c’est-à-dire couper du vent et apporter de l’ombrage. »

-Donnez-nous un détail technique de la plantation. « Chaque arbre est espacé d’1,10 m et les hauts jets de 5,5 m. La composition est faite de façon aléatoire avec des arbres en cépée et arbustifs afin de respecter les trois strates de lahaie et de conserver un aspect naturel.

– Les « plus » que l’opérateur vous a apporté dans votre projet ? « Les opérateurs duSyndicat du bassin versant de l’Isac nous ont accompagné dans le choixdes essences. Par exemple, il n’y a pas d’Aulne glutineux dans la haie de séparation de parcelles car cet arbre affectionne plutôt les cours d’eau. A l’inverse, il y a des Hêtres dans la haie de séparation de parcelles mais pasdans celles en bord de cours d’eau car ils ne s’épanouiraient pas en milieuhumide. »

– Pour vous, qu’elles sont les actions qu’il faudrait mener pour conserver et planter davantage d’arbres hors-forêts ? « Si l’on veut encourager la plantation d’arbres hors-forêt, il est essentiel de bien communiquer sur le sujet : les atouts de la haie,l’entretien et les dispositifs d’accompagnement. Il me parait égalementnécessaire de maintenir un soutien financier incitatif. »

 


Les espèces les plus plantées du programme


Sur la saison 2017-2018, 177 espèces différentes d’arbres et d’arbustes qui ont été utilisées. Cela représente pratiquement l’ensemble des essences que l’on trouve dans le bocage en France. Cette grande variété d’essences d’arbres et d’arbustes exprimée par le nombre d’espèces atteste de l’attention des opérateurs à planter des haies diversifiées et à privilégier les essences locales présentes sur leurs territoires.

Parmi ces 177 essences, le Cornouiller sanguin apparait comme l’essence la plus plantée par les opérateurs. Elle est présente sur plus de 9% de la totalité des plantations (cela représente au total 46 955 plants de Cornouiller sanguin) et elle est utilisée par 97% des opérateurs.

Schéma des 23 espèces les plus plantées sur la saison 2017-2018 (fourchette comprise entre 47 000 plants maximum et 5 000 plants minimum)

 


«Végétal local» dans le programme


A la fin de la saison 2017-2018, 135 042 plants ont été réalisés par 41 opérateurs. Depuis 2015, un total de 272 475 arbres et arbustes labellisés Végétal local ont été plantés dans le cadre du programme “Plantons 3 millions d’arbres en France”.

 

Carte des opérateurs-planteurs de plants labellisés «Végétal local» du programme «Plantons 3 millions d’arbres en France» par pépinière d’approvisionnement