Publication : « +4°C : le climat change… et vous ?»

couverture +4°C

 

À quoi ressemblerait un monde avec 4 degrés de plus ?

Catastrophes naturelles, effondrement de la biodiversité, explosions pandémiques, le changement climatique nous place face à des menaces extrêmes.

Expert en santé publique, Xavier Montserrat décrit de façon concrète comment nos sociétés, nos quotidiens, pourraient être bouleversés dans les décennies à venir.

Alors, comment réagir ? Après 20 ans d’échecs de la diplomatie climatique, l’action citoyenne est la seule véritable alternative pour agir sur le climat. L’enjeu est primordial : le bilan carbone global des ménages français représente environ 60 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre au niveau national.

Cet ouvrage propose conseils et points de repère pour agir concrètement et localement, en changeant notre habitat, notre consommation ou nos modes de déplacements. Car la modification de nos habitudes a un réel impact sur notre empreinte carbone : chaque geste compte.

L’auteur

Xavier Montserrat, expert en santé publique, a été professeur à l’École des hautes études en santé publique, directeur d’hôpital, conseiller de ministre de la santé, expert technique international en Asie du Sud-Est et en Afrique de l’Ouest. Il est aujourd’hui directeur du développement durable et de la coopération internationale du département des Côtes-d’Armor.

 

  • Le livre est disponible directement auprès de : 4 degrés +, 3 Kerverry, 22720 Saint Pever

    contre un chèque de 19,70 euros ( 16€ + 3.70€ de frais d’envoi)

  • Le livre est également disponible à partir du 10 septembre dans toutes les librairies

Colloque « Paysage de Midi-Pyrénées » avec Odile Marcel

« Paysage de Midi-Pyrénées, de la connaissance au projet »

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La DREAL en collaboration avec le Réseau Paysage organise le lundi 9 novembre 2015 de 9h à 16h30 un colloque « Paysage de Midi-Pyrénées, de la connaissance au projet » au Muséum de Toulouse à l’attention de tous les élus de la Région.
Grand témoin de la journée : Odile Marcel, philosophe et écrivain, professeur honoraire à la Faculté de Lyon III
Débats animés par Stéphane Thépot, correspondant du journal Le Monde.

  • Matinée : Des hommes et des paysages, de la connaissance des paysages aux pratiques et usages des territoires. Regards scientifiques croisés, géographe, économiste, ethnologue.
  • Après-midi : Des paysages et des projets, vers une culture territoriale du paysage pour qualifier les démarches de projet. Témoignages des élus et table ronde.

 


 

Ce colloque fait suite à la parution de l’ouvrage collectif  « Paysages de Midi-Pyrénées : de la connaissance au projet » réalisé par l’union régionale des CAUE de Midi-Pyrénées et la DREAL Midi-Pyrénées.
Il a pour ambition de guider et d’accompagner les acteurs midi-pyrénéens vers un aménagement durable, ancré dans la singularité des territoires et nécessaire à la transmission d’un cadre de vie de qualité aux générations futures.
Il propose de partager les connaissances du paysage régional, nécessaires pour la transmission durable de notre territoire régional. Il donne des pistes pour sen­sibiliser la population à la qualité de son cadre de vie et pour le prendre en compte dans l’aménagement des territoires.

 

 

 

Retour d’expérience sur la création d’une filière pour les berges du Thouet

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Cadre d’intervention – enjeux – objectifs

Constat et enjeux :

  • Fin des années 90, les chantiers de restauration de boisements de rives (cf. notamment la méthode et les protocole techniques développés par Bernard LACHAT) révèle des carences en matière d’approvisionnement de végétaux ligneux. De nombreuses espèces arbustives d’origine horticole sont plantées et altèrent quelque peu les objectifs de restauration d’un habitat naturel.
  • Le 1er Plan Loire Grandeur Nature intègre dans son programme d’actions, la restauration des boisements de rives des cours d’eau du bassin de la Loire, depuis l’Orléanais jusqu’à l’estuaire, avec des végétaux « natifs » de ce bassin.
  • En 2002, animation portée par le CORELA en Région Pays-de-la-Loire dans le cadre de 2 ateliers, l’un scientifique et l’autre regroupant les gestionnaires et les donneurs d’ordres.
  • Lancement et échec d’un questionnaire d’incitation lancé par le PLGN et le CORELA destiné aux pépiniéristes du Val de Loire à produire des végétaux natifs.

Compétence territoriale de la Communauté d’Agglomération « Saumur Loire Développement « 

  • concession du DPF des 30 km de cours aval du Thouet, rivière affluente en rive gauche de la Loire à Saumur avec comme obligations et contraintes principales la gestion des ouvrages et l’entretien des rives (avec notamment le maintient des boisements en rives pour la stabilité des berges).
  • Participation en 2002 de la CASLD à l’animation du CORELA
  • Proposition de poursuivre la démarche prospective, de l’utilisation de « végétaux natifs », avec les mêmes partenaires, dans le cadre du 1er Contrat passé en 2004 avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, visant notamment à la restauration des boisements de rives du Thouet par des arbustes et arbres natifs du val de Loire (dits aussi à l’époque autochtones).

Objectifs du chantier expérimental :

  • Établir des protocoles scientifiques et techniques transposables destinés aux gestionnaires de milieux naturels et promouvoir l’émergence d’une filière à part entière de végétaux natifs du bassin de la Loire pouvant subvenir à l’approvisionnement des chantiers de restauration de boisements rivulaires.

 

Applications locales et retours d’expériences

Identification en 2003-2004 des sites ressources avec l’appui du PNR-LAT :

  • 4 sites sur les 18 km/ 1 km du lit fluvial endigué de la Loire,
  • et 7 sur les rives des 30 km du cours aval du Thouet.

Élaboration en 2004-2005 de protocoles scientifiques avec l’appui du CBNB 

  • Identification et cartographie géo-référencée des 22 espèces cibles visant la plus grande variabilité génétique de chaque espèce en respectant (par postulat biblio) une distance de prélèvement de graines ou/et de boutures de 50m entre individus ou populations d’individus d’une même espèce.
  • Détermination des habitats floristiques des rives du cours aval du Thouet avec la rédaction de préconisation de restauration et de gestion de la ripisylve : détermination de 6 formules de plantation pour tenir compte du gradient hydrique des rives (facteur limitant lié à la hauteur et la configuration des berges). Ces formules de replantations d’arbres et d’arbustes ont été déterminée pour la restauration d’une « ossature d’habitats » avec des espèces ligneuses « ordinaires », selon une méthode phytosociologique inversée inspirée de celle de Braun et Blanquet pour prendre en compte la variabilité spécifiques, avec la présence d’espèces dominantes, sous-dominantes et ponctuelles.

Élaboration de protocoles techniques de cueillette et de reproduction avec l’appui de la Pépinière Forestière d’État de Guéméné-Penfao (en 44, Conservatoire National de la Biodiversité Forestière et à ce jour ONF) :

  • création au printemps 2007 d’une pépinière communautaire expérimentale pour pallier l’absence de matériel végétal spécifique et éviter les contraintes des marchés publiques qui n’intègrent pas cette spécificité bio-climatique

Approvisionnement de chantiers de plantations de la Communauté d’Agglomération (les principaux) :

  • Hiver 2009-2010 : restauration de boisements de rives de Loire dans le cadre d’une restauration de sites paysagers dans le lit endigué de la Loire,
  • Hiver 2010-2011 : restauration d’1,5 km de boisements sur les rives du Thouet dans sa traversée urbaine,
  • Hiver 2011-2012 : intégration paysagère d’un aménagement événementiel à la confluence Loire-Thouet (reconstitution d’un maillage bocager)
  • Hiver 2012-2013 : intégration paysagère de la nouvelle station d’épuration sise en lit endigué de la Loire (haie bocagère, boisements denses),
  • Hiver 2013-2014 : mise à disposition d’arbres et d’arbustes de la pépinière, aux communes de la Communauté d’Agglomération, riveraines de la Loire ou du Thouet

Transfère des retours d’expériences pour un élargissement des enjeux et la promotion d’une filière de végétaux locaux

Plante & Cité :

  • Participation du service « Gestion et Valorisation de l’Espace » de la Communauté d’Agglomération, de 2005 à 2008, au Comité de Pilotage de Plant & Cité, avec notamment la création et l’animation d’un groupe de travail sur les « végétaux autochtones », intégré à la thématique « Innovation et diversification végétale » ;
  • Participation du service « Gestion et Valorisation de l’Espace » de la Communauté d’Agglomération, de 2010 à 2014, au projet de création d’une filière de végétaux (herbacés et ligneux) labellisée « Végétal Local » & « Vraies Messicoles », projet co-porté par la Fédération des Conservatoire Botaniques Nationaux (animateur) et l’Association Française de l’Arbre et la haie Champêtre et Agroforesterie (pour les ligneux).

 

LGV et Arbres et arbustes d’origine locale 

Montage d’une filière de production à grande échelle

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L’approvisionnement en végétaux d’origine locale tracée, au patrimoine génétique diversifié, est possible dans le cadre d’un projet lié à un territoire et encadré par des contrats. Une filière de production a été montée grâce à une conjonction de compétences et de volontés, liées à une opportunité.

Prom’Haies Poitou-Charentes et le Conservatoire Régional d’espaces naturels expérimentent et creusent ce sujet avec leurs partenaires depuis de nombreuses années, soutenus par la DREAL, la Région et les collectivités locales. L’arrêté interpréfectoral du 24 février 2012 relatif à la destruction d’habitats et d’espèces protégées dans le cadre de la construction de la ligne TGV Tours-Bordeaux a été l’occasion d’activer, parmi d’autres, une mesure compensatoire ambitieuse : le maître d’ouvrage doit réaliser les aménagements paysagers de l’emprise des travaux avec des végétaux indigènes de provenance locale.

Les graines récoltées et préparées par Prom’Haies sont confiées à des pépiniéristes en contrat de culture avec le maître d’ouvrage et l’ensemble du processus est suivi par le Conservatoire d’espaces naturels selon un dispositif validé par la DREAL.

La concertation est le carburant nécessaire au dispositif qui est très tendu en termes de planification : contrats signés, relevés de végétations effectués en urgence pour établir des listes d’espèces pour chaque territoire traversé et premières graines récoltées au cours de l’année 2012, les derniers plants seront mis en terre en mars 2016 !

Au gré de l’avancement des travaux, en lien avec les fluctuations des projets de plantations, soumis aux contextes locaux, ce sont plus de 700 000 plants d’arbustes locaux qui seront plantés (indépendamment des arbres approvisionnés par la filière forestière).

L’expérimentation autour de la récolte de graines locales est passée de l’échelle « artisanale » à l’échelle « industrielle » !

Ce projet étant concomitant du déroulement du programme national « Végétal local », il a servi à alimenter le volet « arbres et arbustes » du signe de qualité. Néanmoins les végétaux produits ne pourront pas bénéficier du label car les récoltes de graines ont dû être effectuées alors que la carte des régions d’origine et le règlement d’usage n’étaient pas encore aboutis.

 

Contacts

  • Françoise Sire, Prom’Haies Poitou-Charentes

Tél : 05 49 07 64 02

Email : contact@promhaies.net

  • Michel Boutaud, Conservatoire régional d’espaces naturels de Poitou-Charentes (CREN PC intervient avec le concours financier de*)

Tél : 05 49 50 50 06

Email : boutaud@cren-poitou-charentes.org

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Témoignage sur la création d’une filière pour le Massif Central

de la récolte à la production de plants

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Depuis 2010, la Mission haies Auvergne, accompagnée de divers partenaires (Communauté de Communes de Sumène Artense et Chambre d’agriculture du Cantal) et de divers financeurs (Conseil Régional Auvergne Conseil départemental du Cantal, Ministère de l’Ecologie et le LEADER du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne) ont appuyé la création d’une filière de production de plants champêtres garantissant une origine « Massif central ». En 2015, le pari est réussi et l’activité, confiée à une entreprise privée, a démarré.

Zoom sur cette expérience.

 

 Pourquoi ce projet ?

Mission Haies Auvergne : « La question de l’origine génétique locale est une réalité, particulièrement criante sur des territoires de climat difficile comme chez nous sur le massif central. En effet, un recul de 30 ans de plantation de haies champêtres montre clairement la limite des végétaux d’origine génétique « tout venant » : croissance très faible, moindre adaptabilité aux pathogènes, voire dépérissement.

Depuis 2013, des récoltes de graines auvergnates sont donc réalisées par nos soins.

De plus, nous souhaitions relocaliser la production en zone de demie montagne auvergnate, de manière à garantir une livraison des plants tôt en saison (avant les grands froids ; ce que les autres pépinières nationales ne peuvent assurer car elles sont situées sous des climats plus doux). Enfin, avec un pépiniériste de proximité, nous voulions travailler sur les techniques culturales pour avoir les plants de haute qualité. »

 

 Comment avez-vous procédé ?

Mission Haies Auvergne :

Nous avons réalisé une étude économique, puis la communauté de communes de Sumène Artense a acheté un terrain de 5 ha et réhabilité une grange, qui sont loués au pépiniériste. Un pépiniériste s’est porté candidat et les premiers semis ont eu lieu en 2014, avec l’appui technique de la pépinière ONF de Guéméné Penfao. Cet automne, nous espérons que la pépinière Lachaze sera labellisée « végétal local » pour la région massif central (audit cet été) ».

 

Trucs et astuces à nous donner pour la récolte ?

Mission Haies Auvergne: « Il faut être rigoureux tout au long de l’année et apprendre à regarder les haies pour localiser les essences et suivre l’avancée de la fructification. Lorsque nous réalisons les plans de gestion bocagers avec les agriculteurs, nous observons les haies et si elles sont potentiellement intéressantes pour la récolte, nous demandons par avance l’autorisation de venir récolter. Ensuite, il faut suivre l’avancée de la maturité des graines. Attention, cela peut aller vite et les dates ne sont pas les mêmes d’une année sur l’autre. Par exemple, en 2013; nous avons récolté les viornes lantanes la dernière semaine d’août. Cette année, avec la canicule, c’est déjà mûr fin juillet ! Si on attend fin août comme en 2013, on risque de ne rien ramasser, les oiseaux seront passés avant nous …

Pour la récolte, il faut être organisé. Nous avons testé la récolte participative avec des associations et des lycées agricoles. Ca marche bien. Rapidement, le pépiniériste et un réseau de récolteurs privés assurera la récolte. »

 

Trucs et astuces pour la préparation des graines ?

Mission Haies Auvergne: « Pour le moment, nous avons testé des méthodes « artisanales », et ça prend du temps mais on espère progresser avec les tamis et d’autres astuces de récolteurs du réseau afac. Par exemple, on nous a parlé de briser les pulpes de certaines baies avec un rouleau à pâtisserie et du sable, de laisser couler le jus et de stratifier directement sans nettoyage. A tester ! Je compte sur la force du réseau afac-agrofresterie pour progresser et amender les cahiers de récolte nationaux ! »

 

 

En pépinière, comment produisez-vous vos plants ?

Pépinière Lachaze : « Il y a plusieurs manières de produire un plant et la tentation est de les produire le plus rapidement possible, avec beaucoup d’azote et d’eau et en godet. Mais la Mission Haies nous a alerté sur le fait que les plants plantés présentaient des reprises plus ou moins vigoureuses et hétérogènes selon les années. En creusant et en s’intéressant à la technique de pépinière, nous avons décidé de produire les plants de la façon suivante :

– hormis pour les boutures (saules), les plants issus de graines sont semés sur un substrat de tourbe et d’écorce et repiqués en godet. L’azote mis dans le substrat est limité. Les plants ne seront donc pas commercialisables en 1 an. Nous avons testé deux lots avec peu et beaucoup d’azote. Les plants du substrat riche en azote poussent vite, mais en deuxième année, une fois en pleine terre, ils jaunissent et ne poussent pas vite alors que ceux élevés avec moins d’azote restent très verts, même en période de sécheresse. L’éducation « frugale » dans le jeune âge semble pertinente.

-les plants sont repiqués en pleine terre en septembre de la 1ere année et ils passent ensuite une deuxième année « rustique » sur une parcelle au sol acide, en condition ventée et sans arrosage. Le sol acide est important car les plants élevés sur sols acides peuvent s’acclimater ensuite sur sols acides ou basiques, mais l’inverse n’est pas vrai. Le vent favorise un fort diamètre au collet et un meilleur enracinement (il s’agit de la pédomorphonénèse) et limite les maladies fongiques. L »absence d’arrosage permet aux plants d’apprendre à lutter contre le sec. Il est prouvé scientifiquement qu’un plant ayant souffert du sec dans son jeune âge est plus résistant au sec adulte.

De plus, je pince régulièrement les arbustes buissonnants, de manière à améliorer le coefficient hauteur/ diamètre et cela stimule également le système racinaire.

Enfin, on passe une lame souleveuse fin août-début septembre, de manière à casser les racines. Les plants ont alors deux mois pour reconstituer des radicelles avant l’arrachage.

Cet ensemble de pratiques devrait permettre de produire des plants très rustiques. Les planteurs auront un double bénéfice : une origine génétique locale diversifiée et des plants éduqués de manière rustique pour s’adapter rapidement. »

 

 

Contact :

  • Mission haies Auvergne (Union Régionale des Forêts d’Auvergne)

Tél : 04 73 96 51 88

Email : missionhaiesauvergne.urfa@foretpriveefrancaise.com

 

  • Communauté de Communes de Sumène Artense (qui a installé le pépiniériste)

Marc Maisonneuve, Président.

Alexandre Benoist, Chargé de mission.

Tél : 04 71 78 72 55

 

  • Pépinière Lachaze

Tél : 06 08 80 75 18

Email : pepiniere.lachaze@outlook.fr

 

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