Retour sur la journée nationale de l’agroforesterie du 18 décembre 2018 🗓

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (DGPE/SDPE) ainsi que le RMT-Agroforesteries ont co-organisé la journée nationale de l’agroforesterie qui s’est déroulée ce 18 décembre 2018 au ministère, à Paris. Près de 200 personnes ont assisté à cette journée de débat. Structuré en deux grands axes, la journée a permis de présenter les projets phares du plan de développement de l’agroforesterie trois ans après son lancement et d’aborder la thématique “agroforesterie et changement climatique” au lendemain de la COP24 de Katowice.

A cette occasion, les avancées du projet de création d’un label bois bocager géré durablement, porté par l’Afac-Agroforesteries et un collectif de structures, ont pu y être présentées. De plus, la présentation de Philippe Pointereau, de Solagro et membre du collectif PAP, a donné un cap fort à atteindre en 2050 pour que l’arbre champêtre contribue aux objectifs des accords de Paris :  

« D’ici 2050, il faudrait implanter plus de 3 millions d’hectares d’infrastructures bocagères et agroforestières qui occuperaient 10% de la SAU nationale. Cela représenterait une absorption du carbone de l’ordre de 11 % des émissions du secteur agricole.»

« L’arbre champêtre est toujours bénéfique, car il sert à tout. Il s’agit d’une action sans regret. Il faut dès aujourd’hui restaurer l’existant, empêcher toute dégradation, et planter, planter, planter ! »

Philippe Pointereau

Lancement questionnaire bilan BCAE7

Agréés BCAE7, répondez au questionnaire BCAE7 

L’Afac-Agroforesteries lance une consultation sur l’application de la BCAE7 dans vos territoires. Nous vous proposons de remplir ce questionnaire (durée 10 min) afin de dresser un bilan sur l’année 2018. Nous partagerons les résultats de cette enquête de terrain avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation pour en proposer des améliorations notamment dans les perspectives de la nouvelle PAC.

Léo Magnin (Doctorant sur la BCAE7 et l’écologisation dans la PAC – LISIS – Ecole normale supérieure de Lyon et Délégué Euraf de l’Afac-Agroforesteries) a produit une analyse critique des difficultés d’application de la BCAE7 à partir de vos réponses au questionnaire réalisé l’année dernière ainsi qu’une enquête approfondie (auprès de conseillers bocages-agroforestiers agréés, d’agriculteurs, d’instructeurs – agents de l’Etat). Vous trouverez la synthèse de ces résultats rédigée sous forme d’un article sur le site de l’Afac-Agroforesteries (prochainement mis en ligne). Il est une formalisation des résultats intermédiaires présentés à Lannion lors de Rencontres nationales arbres et haies champêtres. Une question est prévue dans le questionnaire afin que vous puissiez compléter ou commenter cette analyse dans une démarche collective de recherche-action.

Date de clôture du questionnaire : 12 février 2019

Lien vers le questionnaire : Cliquer ICI.

Plantation d’une haie sur talus sur les parcelles de la Gacilly 🗓

Chantier de plantation de haies sur les parcelles de la Gacilly.

En 2016, une première rencontre, organisée par la Fondation Yves Rocher, réunissant le service agronomique du Pôle Cosmétique Végétale® d’Yves Rocher et l’Afac-Agroforesteries, met en évidence l’intérêt du bocage gacilien. Un projet d’envergure est alors initié : valoriser ce patrimoine végétal et reconstituer un maillage de haies à l’échelle des parcelles cultivées. En effet, les haies de La Gacilly sont majoritairement constituées de grands chênes centenaires mais peu de jeunes arbres et arbustes d’avenir. Le renouvellement des haies existantes, par leur gestion pérenne et régénératrice et leur replantation, est donc un véritable enjeu pour cette exploitation, conduite en agroécologie. Ce projet permettra également de mener un travail expérimental sur la biodiversité et le bocage, à l’échelle de la région Bretagne, avec Lannion Trégor Communauté.

En réponse à cet enjeu, un plan de gestion du bocage (PGB) a été mis en place à l’échelle de l’exploitation de La Gacilly. Le PGB consiste à faire l’état des lieux des haies dont Yves Rocher a la gestion et à proposer des interventions de coupes, adaptées à la structure de la haie, ou de plantations, phasées dans le temps. Le service agronomique du Pôle Cosmétique Végétale® d’Yves Rocher a donc décidé d’implanter de nouvelles haies champêtres au sein de ses parcelles cultivées de La Gacilly. Depuis 2016, trois linéaires de haies et 542 plants ont été déjà été plantés. Ce maillage bocager permettra de protéger les cultures, d’améliorer la gestion des eaux, de créer un habitat favorable aux auxiliaires des cultures pour lutter contre les ravageurs, …  C’est dans ce cadre là, qu’une haie sur talus sera implantée en bordure de parcelle pour limiter l’érosion du sol. Les jeunes plants utilisés sont labellisés « Végétal local ». Le Syndicat Mixte du Grand Bassin de l’Oust (structure travaillant sur la reconquête de la qualité de l’eau et sur le bocage) encadrera les participants d’Yves Rocher pour le chantier de plantation et  de regarnissage de paillage et de mise en place de protection contre les rongeurs dans les haies plantées dans la même parcelle la saison dernière.

Plantation de haies avec la métropole de Rennes 🗓

Chantier de plantation de 1 500 arbres, labellisés Végétal local, réalisé le 15 novembre 2017 avec la Ville de Rennes.

Depuis plusieurs années, la Ville de Rennes plante annuellement plusieurs milliers de végétaux lors d’opérations d’aménagements ou de renouvellement urbain avec les salariés d’Yves Rocher, dans la volonté d’impliquer les acteurs locaux (habitants, associations, entreprises) à la préservation de leur cadre de vie. Parmi les opérations d’aménagements, il y a la création d’une nouvelle ligne de métro pour la métropole de Rennes qui implique des mesures destinées à compenser l’impact du chantier sur l’habitat de certaines espèces protégées de la faune et la flore locale. Rennes Métropole a donc mandaté la Semtcar (Société d’Économie Mixte des Transports Collectifs de l’Agglomération Rennaise) pour réaliser le métro mais aussi pour mener les études et chantiers des mesures compensatoires sur 23 hectares de zones naturelles.  C’est dans ce cadre là que s’était déroulée une première animation de plantation le 6 décembre 2016 sur le site de la Prévalaye et renouvelée le 15 novembre 2017 avec 1 500 arbres de plantés avec les enfants des salariés.

Pour cette année 2018, l’animation-plantation, avec la Fondation Yves Rocher, la Marque Yves Rocher et l’Afac-Agroforesteries, aura de nouveau lieu sur le site de la Prévalaye et se concrétisera par un chantier de plantation 1 340 arbres et arbustes pour densifier deux haies existantes. Plus de 25 espèces, labellisées « Végétal local » seront plantées : alisier torminal, aulne, charme, châtaignier, chêne, cormier, érable champêtre, noisetier, frêne, …

Planter pour abriter le troupeau de brebis dans la Drôme 🗓

Sylvie Monier, directrice de la Mission Haies Auvergne-Rhône-Alpes, explique les gestes pour planter un arbre.

Le 14 novembre 2018, Rémy Estavil, éleveur de brebis (et bientôt des cochons en plein air), a accueilli les volontaires des magasins Yves Rocher, la Fondation Yves Rocher et l’Afac-Agroforesteries, pour planter des arbres sur son exploitation. Près de 300 plants seront donc plantés avec des essences telles que l’Orme champêtre, le Mûrier, le Frêne, le Noisetier, le Cornouiller sanguin et mâle, … pour constituer des haies brise-vent et d’alignements d’arbres à l’intérieur des parcelles. Les objectifs de ces plantations sont de protéger et d’apporter du bien-être aux troupeaux, de retenir l’eau sur les pentes et de protéger la rivière.

Rémy Estavil est installé dans la Drôme, dite « des collines », où l’érosion des sols y est très intense. Il ne supporte plus de voir ses champs partir à la rivière lors des orages de printemps ou d’été. Pour cela, il utilise des inter-cultures (semis de moutardes, radis blanc, phacélie, …) bénéfiques à la faune sauvage et sur les parcelles les plus compliquées (grande pente), il remet de la prairie et de la luzerne (les prairies et la luzerne tiennent très bien le sol, et permettent l’infiltration de l’eau). Les animaux viennent ensuite pâturer ces espaces, sur lesquels il replante depuis deux ans des haies et des arbres avec l’accompagnement de la Mission Haies Auvergne et le soutien de la Fondation Yves Rocher. L’hiver dernier, il a planté 700 m de haies.

Il est pionnier en plantation de haies sur ce territoire de grandes cultures intensives. Il souhaite poursuivre ses plantations pour répondre aux enjeux du changement climatique qui impact déjà très négativement ses rendements en grandes cultures.

Rémy Estavil, éleveur de brebis, a déjà planté 700 mètres linéaires de haies sur son exploitation.

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