Le projet RESP’HAIES est lauréat 2018 de l’appel à projet CASDAR IP !

 
Le 29 octobre 2018, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a signé un arrêté déclarant l’Afac-Agroforesteries lauréate de l’appel à projet d’innovation et de partenariat 2018 du CASDAR¹ pour le projet RESP’HAIES, dont le dossier finalisé avait été déposé en avril 2018.
 

Le projet de recherche et développement déposé par l’Afac-Agroforesteries présente l’originalité de porter spécifiquement sur les haies et a pour titre RESP’HAIES pour “RESilience et PERformances des exploitations agricoles liées aux HAIES”. 

Partenaires et calendrier :

Le projet RESP’HAIES débutera en janvier 2019 et durera 36 mois. Il rassemble un consortium onze organismes partenaires parmi lesquels des partenaires de l’enseignement agricole (CEZ-Bergerie nationale de Rambouillet, EPLEFPA de Melle) ,de la recherche (UMR CNRS 6554 – laboratoire GEOPHEN LETG de l’université de Caen, INRA de Rennes – UMR BAGAP, l’UMS CNRS 3486, Maison de la recherche en Sciences Humaines – CERREV de l’université de Caen), des structures membres de l’Afac-Agroforesteries (Solagro, Agroof, la SCIC Bois Bocage Energie, la chambre d’agriculture de la Manche – FABM) et l’association Sciences citoyennes.

 
Objectifs de RESP’HAIES :

L’enjeu du projet RESP’HAIES est de promouvoir l’implantation, la gestion et la valorisation multifonctionnelle des haies au sein des exploitations et des territoires locaux, pour qu’elles contribuent à la résilience des exploitations agricoles et à leurs performances économiques, environnementales et socio-territoriales.

Afin de favoriser l’intégration des haies dans les systèmes de production pour leur durabilité, RESP’HAIES vise à produire de nouvelles ressources pour équiper les professionnels qui agissent, conseillent et forment les (futurs) agriculteurs et gestionnaires territoriaux sur la thématique de la haie. Dans une logique de complémentarité avec les actions du Plan de développement de l’agroforesterie, du RMT AgroforesterieS et du Réseau Rural Agroforestier Français, le projet RESP’HAIES a pour objectifs opérationnels :

  •  de caractériser les haies en tant que ressources territoriales en élaborant un référentiel national de productivité et de cubage des haies et en étudiant les déterminants sociotechniques de l’évolution de la ressource ;
  • d’évaluer les dynamiques des services écosystémiques des haies et leurs effets sur les performances technico-économiques des exploitations agricoles ;
  • de fournir des arguments techniques aux conseillers et aux formateurs pour aider les agriculteurs dans leurs décisions ;
  • d’élaborer des outils pour favoriser l’engagement des agriculteurs et des gestionnaires locaux dans une gestion multifonctionnelle des haies ;
  • de développer le travail en réseau afin de mutualiser des démarches techniques et pédagogiques pour favoriser les innovations.

Vous pourrez suivre l’avancement du projet RESP’HAIES via une page dédiée sur le site internet de l’Afac-Agroforesteries et une rubrique de la lettre d’information.

Pour plus des renseignements complémentaires, vous pouvez-vous adresser par mail à Baptiste Sanson, chef de projet de RESP’HAIES : baptiste.sanson@agroforesteries.fr

¹ : Le CASDAR est le compte d’affectation spéciale « développement agricole et rural »  du ministère de l’agriculture et de l’alimentation, créé par la loi de finances de 2006. Le CASDAR est alimenté par la taxe sur les exploitations agricoles.

 

Effets de la structure paysagère sur les processus de ruissellement agricole de surface dans le Bassin versant du Léguer

Lors de la table ronde intitulée “Bocage et quantité d’eau” qui se tiendra le 22 novembre après-midi lors des 6èmes Rencontres nationales arbres et haies champêtres, Romain Reulier et Daniel Delahaye de l’Université de Caen – LETG, discuteront avec d’autres chercheurs des connaissances qu’ils ont produites qui renforcent l’argumentaire sur les rôles joués par le bocage pour l’eau.

Découvrons dès à présent le retour d’expérience d’une étude réalisée au sein du laboratoire de géographie physique LETG et en partenariat avec la communauté d’agglomération de Lannion-Trégor Communauté, dans cet article signé par Tania Zgheib :

L’objectif de ce stage de fin d’étude de Master 2[1] est d’étudier les relations entre les évolutions paysagères du bassin versant du Léguer (suppression des linéaires de haies, agrandissement des surfaces cultivées, etc.) et le fonctionnement hydro-sédimentaire du cours d’eau drainant ce bassin de 490km². Réalisé au sein du laboratoire de géographie physique LETG et en partenariat avec la communauté d’agglomération de Lannion-Trégor Communauté, ce travail reposait sur une double approche. La première visait à élaborer une cartographie du paysage de deux sous-bassins prioritaires à partir des données spatiales d’une série temporelle d’images Sentinel-1 et Sentinel-2 datant des années 2016. La seconde, au recours à un modèle multi-agents (LASCAR, LAndscape StruCture And Runoff) afin d’appréhender les effets de la structure paysagère sur les processus de ruissellement agricole de surface et sur leur capacité à rejoindre le cours d’eau.

Les résultats montrent que les surfaces connectées représentent 7,7 % des surfaces du sous-bassin versant de Lan Scalon – Goaz Koll et 8,4 % des surfaces du sous-bassin versant du Saint Emilion. Le ruissellement provenant des parcelles agricoles cultivées semble ainsi modifier le régime des cours d’eau pouvant accroître les processus d’érosion des berges et l’apparition de banc sableux.

Les résultats issus de ce travail doivent ainsi permettent aux différents gestionnaires de mettre en place des plans de gestion adaptés et fournissent de solides arguments pour plaider pour une reconquête des entités bocagères (haies, prairies, zones humides, etc.) au sein du bassin versant du Léguer et des espaces agricoles plus globalement.

[1] Zgheib T., 2018, « Télédétection et simulations multi-agents pour comprendre la cause des dépôts sableux dans le lit du Léguer », université de Paris Diderot, 80p.

Le Bocage en Bretagne – un dossier de l’OEB à découvrir avant les Rencontres

A deux mois seulement des 6èmes Rencontres nationales arbres et haies champêtres, il est vivement conseillé de se plonger dans la lecture de l’excellent dossier publié par l’Observatoire de l’environnement en Bretagne, intitulé LE BOCAGE EN BRETAGNE (dossier n° 13 – publié en mai 2018).

Richement illustré et étayé de chiffres clefs issus de la bibliographie, ce dossier présente un état des lieux des bocages bretons et décrit leurs fonctions pour la biodiversité et sur la ressource en eau et des sols.

Il aborde ensuite les conséquences de la régression de cette trame bocagère (recul de 12% entre 1996 et 2008) notamment en termes de vulnérabilité des bassins versants aux inondations. Dans un dernier chapitre, le dossier détaille les différentes réponses qui permettront de préserver ce bocage en insistant notamment sur l’importance de redonner une valeur économique au bocage en s’appuyant sur des principes de gestion durable du bocage.

Le dossier Le Bocage en Bretagne a été rédigé par Emmanuelle Savelli, de l’OEB, avec l’appui de plusieurs collaborateurs parmi lesquels de nombreux intervenants que vous retrouverez lors des 6èmes Rencontres nationales arbres et haies champêtres.

L’observatoire de l’environnement en Bretagne

Les problématiques environnementales sont nombreuses et les enjeux associés parfois très importants, qu’ils soient environnementaux, économiques ou sociaux. Du citoyen au décideur public ou privé, tout le monde est concerné et amené à faire des choix ayant un impact sur la qualité de notre environnement.

La raison d’être de l’observatoire de l’environnement en Bretagne est de permettre à chacun de trouver les renseignements qu’il recherche sur l’environnement en Bretagne, afin de développer ses connaissances et d’être aidé dans ses prises de décisions.

Cette mission a été confiée à l’OEB par l’État et le conseil régional de Bretagne, membres créateurs du groupement d’intérêt public.

Lancement du concours des pratiques d’agroforesterie (2018-2019)

Le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA) et l’Afac-Agroforesteries organisent, entre l’été 2018 et février 2019, le concours des pratiques d’agroforesterie, avec le soutien financier de la Fondation Yves Rocher et du groupe Accor Hôtel, et en lien avec REUNIR-AF, réseau national pour l’agroforesterie.

Destiné à mettre en valeur le savoir-faire des agroforestiers, ou agriculteurs possédant au moins une parcelle d’agroforesterie (sous toutes ses formes : « tous systèmes de production associant l’arbre à l’agriculture », donc y compris les haies), ce concours a pour but de valoriser l’écosystème issu de cette association en termes économiques, sociaux et environnementaux.

Il pourra concerner des réalisations agroforestières « récentes » (définies comme ayant été mises en place par l’agriculteur candidat) ou « anciennes » (mises en place avant l’intervention de l’agriculteur candidat). Tous les secteurs d’activité (cultures pérennes, horticulture, maraîchage, grandes cultures, élevage,…) sont potentiellement intéressés.

Ce concours se déroule en deux étapes : une pré-sélection régionale, orchestrée par les animateurs des pilotes régions retenues pour cette 1ère édition, puis un jury national, pour une remise des prix à Paris en février 2019. La 1ère étape se déroule jusqu’en octobre 2018, pour la collecte des candidatures, puis novembre et décembre pour 2018 les visites de parcelles par le jury régional. Une grille unique sera utilisée pour l’évaluation des candidatures.

La première édition de ce concours des pratiques d’agroforesterie peut être considérée comme étant une expérimentation, en vue d’élargissements ultérieurs et d’un déploiement à toutes les régions.
 

Un concours aux multiples objectifs :

1 – PROMOUVOIR LES PRATIQUES AGROFORESTIÈRES

Le concours sera une reconnaissance collective et individuelle des pratiques agroforestières des agriculteurs, souvent en lien avec la reconnaissance de la qualité des produits de terroir. Le concours permettra de communiquer auprès d’un large public (agriculteurs, habitants, élus) sur l’importance de l’agroforesterie, sur son intérêt écologique pour les milieux agricoles, et sur la contribution des agriculteurs à la préservation de la biodiversité, des paysages et à la fourniture de services écosystémiques.

2 – AMÉLIORER LA CONNAISSANCE

La méthode de notation incitera les jurys régionaux et nationaux à décrire finement les propriétés des systèmes agroforestiers considérés (plan de gestion, choix des interventions, productivité, etc.). Cela supposera d’avoir fait en amont un travail très enrichissant et inédit de définition d’un référentiel national d’évaluation de la performance des systèmes agroforestiers.

3 – CRÉER DU DIALOGUE ET UNE ÉMULATION DANS LES TERRITOIRES

Ce concours sera un levier pour soutenir l’animation sur l’agroforesterie dans les territoires. L’organisation du concours sur le terrain permettra de créer un dialogue constructif autour des pratiques agroforestières, en s’ouvrant à d’autres regards. Le concours engagera les agriculteurs et leurs partenaires dans des discussions permettant de conforter ou de faire évoluer leurs perceptions de l’arbre dans leurs systèmes de production. Il favorisera ainsi l’appropriation des principes de gestion durable de l’arbre hors forêt.

Pour plus de renseignements, contacter :

1 Pour le comité exécutif du concours :

2 Pour les animateurs en région du concours :

Formation VIVEA sur le verger-maraicher par l’Association Drômoise d’Agroforesterie, du 9 au 11 octobre 2018

L’Association Drômoise d’Agroforesterie organise du 09 au 11 octobre 2018 une formation VIVEA sur le verger-maraicher et sur la gestion de la production de fruits en agroforesterie (télécharger le programme de la formation – PDF – 966ko)

Concevoir et aménager son projet de verger-maraicher, conduite des arbres et gestion de la production fruitière en agriculture biologique

avec

Jean-Luc Petit formateur du Centre de Formation “Le Chant des Arbres”

et André Sieffert, ex-maraicher et agronome spécialisé en agroforesterie

Objectifs :

  • Mettre en œuvre une approche globale de la ferme et définir les paramètres pour le calibrage de son verger-maraîcher en conciliant économie et écologie
  • Concevoir son verger-maraicher et gérer l’organisation spatiale et temporelle des productions.
  • Pouvoir planifier l’organisation économique et estimer la charge de travail des productions
  • Savoir choisir la conduite de son verger à noyaux et à pépins

La formation est prise en charge par le VIVEA pour les agriculteurs et les personnes en parcours d’installation. L’inscription se fait en envoyant le bulletin d’inscription qui est joint au programme.

Contact :

Antoine MORINAY-CALMON

Coordinateur Association Drômoise d’agroforesterie

Tél: 06 81 29 10 53 – Mail: antoine.morinay@adaf26.org

www.adaf26.org – 135 rue du commandant Chaix, Le Quai – 26160 Pont-de-Barret