Candidatez à l’appel à projets « Plantons en France – en route vers les 5 millions » – saison 2019-2020

 
Candidatez à l’appel à projets “Plantons en France – en route pour les 5 millions”
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 saison 2019-2020
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avec le soutien de la Fondation Yves Rocher – Institut de France et l’Afac-Agroforesteries
 
 
L’appel à projets “Plantons en France – en route vers les 5 millions” ouvre la 10ème campagne de plantations soutenue par le programme «Plantons pour la Planète» porté par la Fondation Yves Rocher-Institut de France. Grâce à ce programme et à ses opérateurs-planteurs, plus de 3 millions d’arbres hors-forêt ont déjà été plantés en France depuis 2010. Cet appel à projets, 2019-2020, s’insère dans le nouveau programme qui prévoit la plantation de 2 millions arbres supplémentaires d’ici 2021, à raison de 600.000 arbres par an. Ainsi, en 2021, sera atteint l’objectif de 5 millions d’arbres champêtres plantés en France dans le cadre du partenariat entre la Fondation Yves Rocher-Institut de France et l’Afac-Agroforesteries.
 
Ce dispositif, porté par l’Afac-Agroforesteries, vise à impulser une dynamique de plantation de haies, de vergers, d’agroforesteries intraparcellaires ou d’arbres isolés afin de reconstituer un maillage bocager, de favoriser les systèmes agroforestiers et de réintroduire l’arbre champêtre au cœur des territoires ruraux.
 
Il a permis, au cours des précédentes campagnes de plantation, d’endiguer la disparition des haies de façon significative et de créer des dynamiques territoriales durables autour de la problématique de l’arbre champêtre en renforçant les fonctionnalités suivantes :
  • atténuation des effets du changement climatique, tout en s’y adaptant
  • maintien de la qualité des eaux et lutte contre l’érosion des sols
  • amélioration de la biodiversité dans les champs
  • protection des cultures et des troupeaux
  • amélioration de la capacité de stockage de carbone
  • lutte contre la banalisation des paysages ruraux
 
Consciente de ces enjeux, la Fondation Yves Rocher poursuit résolument son engagement en matière de haute-qualité de plantation en soutenant la filière d’arbres et d’arbustes de la marque “Végétal local” avec pour objectif d’accompagner la plantation d’un million d’arbres de la marque «Végétal local». Dans cet objectif, il est prévu que 50% des plants du nouveau programme “Plantons en France – en route vers les 5 millions» qui seront plantés en 2021, soient de la marque «Végétal local».
 

 

 

Pourquoi une agroforesterie bocagère aujourd’hui : l’expérience de “Terres et Bocages”

“Envisager les haies  comme faisant partie de l’espace productif, afin de réfléchir pleinement à leur gestion à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation et du collectif “, telle est la façon dont le collectif Terres & Bocages affirme sa vision d’une agroforesterie bocagère en Bretagne.

Pour en savoir plus, télécharger la brochure de 4 pages “Vers une agroforesterie bocagère en Bretagne” produite dans le cadre du projet Agforward – Auteurs : Claudine Thenail, Stéphanie Aviron et Valérie Viaud de l’INRA et Thierry Guéhenneux et Cyrille Menguy de Terres & Bocages

 

Un chantier participatif de plantation de haies à la Une de la Montagne

Samedi, ils étaient une vingtaine de bénévoles à braver le vent et la pluie pour participer à un chantier collectif de plantation de haies bocagères en plein bourg de Saint-Priest-la-Plaine, dans le futur lotissement de la commune. L’objectif : planter 1260 arbres qui étaient autrefois présents sur tout notre territoire.”

Dans cet article paru le 19 mars 2019 à la une du journal La Montagne, Virginie Mayet fait le récit d’une plantation organisée par la municipalité de Saint-Priest-la-Plaine, dans la Creuse avec l’appui d’un grand nombre de bénévoles. Cette plantation a bénéficié du programme Plantons.

Des arbres de pays « Végétal local » en Occitanie

Crédit photo : Jérôme Garcia, CBN PMP, intervention de l’Afahc-Occitanie sur la récolte de graines de ligneux, proche de Cahors (46), sept. 2018

L’Afahc-Occitanie, créée à l’initiative de 8 associations et organismes répartis sur l’ensemble du territoire midi pyrénéen, est structurée à l’échelle de la Grande Région. Elle a pour vocation de promouvoir et de valoriser l’arbre hors forêt.   

Pourquoi l’Afahc Occitanie participe-t-elle à la démarche Végétal local ?

Plusieurs associations de notre réseau récoltaient des graines sur leur territoire avant l’existence de Végétal local.  Nos structures sont convaincues de l’importance de l’origine des graines. En tant qu’acteur de terrain, nous avions besoin de références telles que Végétal local. Notre participation, qui s’appuie également sur un réseau de bénévoles, permet :

  • de soutenir l’émergence d’une filière,
  • de conserver la biodiversité de nos territoires,
  • de garantir des plants adaptés et issus de nos territoires.

Depuis quand l’Afahc Occitanie est-elle bénéficiaire ?

En 2016, nous nous sommes organisés collectivement pour candidater à la marque Végétal local. L’Afahc Occitanie est bénéficiaire Végétal local pour la collecte de graines depuis 2017.

Comment vous organisez vous ?

Nous récoltons des graines en milieux naturels dans les régions Sud Ouest, Massif Central et Pyrénées. Les trois principales étapes sont l’identification de sites de récolte, l’organisation de la récolte sur site et la préparation des graines. Des bénévoles encadrés par des salariés collectent les graines sur des sites préalablement repérés et correspondant aux critères du référentiel technique. Nous nous sommes formés en échangeant sur nos pratiques : périodes de récoltes, techniques de dépulpage des graines… Nous fournissons les lots de graines ainsi qu’un bon de livraison à des pépiniéristes qui vont être naisseurs, puis éleveurs de ces plants d’arbres et d’arbustes. Ces pépiniéristes sont également bénéficiaires de la marque Végétal local. Nous avons ainsi des garanties de la traçabilité. Les plants que nous plantons sont issus de graines récoltées sur nos territoires.

Le Végétal local coûte-t-il plus cher ?

Oui, par rapport aux plants « tout venant sans origine garantie », on observe une différence qui peut représenter environ 0,20 centimes par plant. Les pépiniéristes justifient ce surcoût par un travail plus fin sur des lots régionaux pour le suivi de la traçabilité jusqu’à la fourniture des bons de commandes Végétal local. Pour prendre en compte le surcoût de la récolte et appuyer une démarche favorable à la biodiversité, en 2018, la région Occitanie a décidé d’apporter un financement supplémentaire pour les haies plantées avec du Végétal local.

Quels arguments vis-à-vis d’un agriculteur ou d’une collectivité pour planter du Végétal local ?

Des arbres adaptés aux terroirs et une bonne reprise des végétaux sont les meilleurs arguments !

Plus globalement, Végétal local est complètement intégré à nos argumentaires sur l’arbre et sur la biodiversité. Nous plaçons l’arbre au cœur de l’exploitation agricole pour la mise en œuvre de pratiques agroécologiques mais aussi au cœur de la commune pour la prise en compte de la trame arborée sur son territoire, afin d’agir sur la qualité des eaux et des paysages.

 

Propos recueillis en Janvier 2019 par Damien Provendier auprès de trois salariées de structures membres de l’Afahc-Occitanie : Ghalia Alem-Raquin (Campagnes Vivantes 82), Nathalie Hewison (Arbres et paysages d’Auton), Sophie Hugonnenc (Arbres et Paysages d’Aveyron)

Pour en savoir plus:

Contact : contact@afahcoccitanie.fr

Assemblée générale – jeudi 11 avril 2019, à Paris 🗓 🗺


Assemblée générale – 11 avril 2019 à Paris


Platane du Bois de Vincenne, planté en 1860 (crédits photo)

Assemblée générale de l’Afac-Agroforesteries 2019
De 10h-16h30
 jeudi 11 avril 2019
38 rue Saint Sabin, 75011 Paris
(Salle Charles Léopold Mayer)

Chères adhérentes, chers adhérents, administrateurs, partenaires et amis,

Le conseil d’administration de l’Afac-Agroforesteries vous convie à son Assemblée générale ordinaire 2019, qui se tiendra à Paris, le jeudi 11 avril 2019 de 10h00 à 16h30. L’assemblée générale statutaire se poursuivra l’après-midi par une conférence débat pour réfléchir et imaginer ensemble ce que sera le futur de l’arbre champêtre dans les prochaines décennies. 

L’inscription à l’assemblée générale est obligatoire et se clôture le 8 avril 2019 : Inscrivez-vous en cliquant ICI.

Renouvellement du conseil d’administration :

A l’occasion de cette assemblée générale ordinaire, il sera procédé au renouvellement du conseil d’administration de l’Afac-Agroforesteries. Si vous souhaitez candidater au conseil d’administration, il vous faut nous renvoyer votre coupon de candidature (PDF – 605Ko) avant le 06 avril 2019.

Le renouvellement du conseil d’administration se fait par collège. Les postes à pourvoir sont les suivants (Vue générale état des mandats administrateurs – AG 2019) :

  • 4 postes à pourvoir pour le collège n°1 composé des structures dont l’objet premier est la prise en compte de la haie, de l’arbre hors forêt et de toutes les agroforesteries
  • 2 postes à pourvoir pour le collège n°2 composé des collectivités et des administrations de l’Etat, des organismes de l’agriculture et de la forêt, des associations dont la prise en compte de la haie et de l’arbre hors forêt n’est pas l’objet principal
  • 2 postes à pourvoir pour le collège n°3 composé d’entreprises, des centres de recherche et des établissements d’enseignement et de toutes autres personnes adhérant à titre personnel

Rapport moral, rapport d’activité, rapport financier 2018 :

Dans les prochains jours, vous pourrez consulter ici les différents rapports qui seront présentés lors de l’assemblée générale ordinaire.


Contact pour tous renseignements :

Marie-Hélène Berthoud, assistante administrative de l’Afac-Agroforesteries

Tel : 06 42 03 12 02 – Email  : administration@afac-agroforesteries.fr 


Plantation de haies pour la reconversion d’une ferme en agroécologie – Alsace

Chantier de plantation à Wintzenheim, sur la ferme de Camille Grosse, avec l’association Haies Vives d’Alsace, le 21 mars 2019.

A chaque nouvelle tournée d’animations, l’association Haies Vives d’Alsace organise pour les équipes des magasins Yves Rocher un chantier de plantation avec les agriculteurs de son réseau. Cette année, la plantation a eu lieu sur la ferme de Saint-Gilles, reprise récemment par l’agricultrice Camille Grosse, en Alsace. Cette ancienne propriété familiale renaît à l’agriculture depuis quelques années grâce à son énergie visionnaire. Les prairies délaissées redeviennent des pâtures pour les chevaux, les vaches, les poules et les cochons. Une partie de l’exploitation a été reconvertie en espace de maraîchage bio. Les abeilles retrouvent leur rucher, les vergers sont à nouveau entretenus, une culture de plantes aromatiques et un atelier de séchage sont mis en place. Les terres agricoles ne sont pas les seuls espaces réinvestis, la bâtisse est également rénovée. Elle accueille désormais des touristes et des bureaux pour des structures innovantes en agriculture. Et un magasin proposera bientôt les différentes productions de la ferme. C’est une ferme pas comme les autres, un lieu qui trouve peu à peu sa cohérence et se tourne résolument vers l’agroécologie. S’insérant dans cette dynamique de transition de la ferme, le chantier de plantation réalisé par les volontaires et collaborateurs d’Yves Rocher a permis d’implanter plusieurs infrastructures arborées : une haie mellifère sur talus autour d’un paddock et des saules têtards le long d’une ripisylve.

Les haies en rupture de pente freinent l’érosion et améliorent la qualité de l’eau

La qualité de l’eau dans les Mauges (Maine-et-Loire) est un sujet de préoccupation sur ce territoire. C’est pourquoi le CPIE-Loire-Anjou et le Collectif Citoyen ont organisé le 14 mars dernier un grand débat réunissant élus, citoyens, associations et techniciens pour répondre et proposer des solutions. Mission Bocage a contribué à ces échanges en produisant une vidéo sur les haies en rupture de pente. En effet, le relief “tuilé” des Mauges est favorable à l’érosion et aux ruissellements, qui lessivent les sols et transportent les substances chimiques dans les cours d’eau. L’arasement des haies accélère fortement ce processus. C’est pourquoi il est important de reconsidérer la plantation de haies dans les pentes pour créer une barrière solide et naturelle qui freine les écoulements et limitent le charriage des limons et autres éléments fins du sol.

 

Présentation d’Icosystème au Premier Ministre et au Ministre de l’agriculture, à l’invitation de VIVEA 🗓 🗺

 
Lors du Salon de l’agriculture 2019, Icosysteme/Agroof a été sollicité par Béatrice DINGLI, Directrice générale de VIVEA pour participer à une table ronde en présence d’Edouard Philippe, Premier Ministre et de  Didier Guillaume Ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Elle regroupait aussi des représentants du FAFSEA et de Vivea, un agriculteur, chef d’entreprise, et l’UNED. Le Premier Ministre souhaitait faire le point sur l’emploi et la formation dans le monde agricole, car il y a un problème d’emplois non satisfait, et d’un manque d’attractivité dans le secteur.
 
A cette occasion, Icosysteme leur a présenté ses formations Formation Mixte Digitale en agroécologie en insistant sur l’intérêt du numérique dans ces formations et aussi en mettant en avant que ces pratiques agricoles, en agriculture de conservation et en agroforesterie étaient très techniques et complexes pour l’agriculteur, ce qui demandait pour eux, de gros besoins de financements en formation.
 

Visite de terrain au pied des haies 🗓

 

L’Afac-Agroforesteries organise pour ses partenaires institutionnels une visite de terrain au pied des haies pour parler concrètement des principes et de l’application des pratiques de gestion durable des haies. Elle se déroulera à la ferme de Sylvain Aillard dans l’Orne en Normandie, le mercredi 29 mai 2019. Sylvain Aillard (agriculteur-producteur engagé dans le projet de label bois bocager géré durablement et président de la SCIC Bois Bocage Energie) cultive ses haies depuis de nombreuses années. Il pratique une gestion durable et vertueuse. Nous aurons donc un bel exemple du niveau de pratique de gestion attendu et encadré par le cahier des charges producteurs du label bois bocager géré durablement.

Programme de la journée :

  • 9h30 – 10h – accueil café à la ferme et présentation de l’exploitation
  • 10h15 – démarrage de la visite sur le terrain (durée 3h15)
  • 13h30 – repas (à la ferme)14h30 – fin repas
  • 14h30-15h – échanges et approfondissement de points particuliers abordés dans la matinée
  • 15h – fin de la journée 

Portfolio d’un projet expérimental de 18ha en intraparcellaire à Ramecourt, par les Planteurs Volontaires 🗓 🗺

©planteurs-volontaires

Depuis Janvier 2018, l’Institut Scientifique d’Agronomie de Lille coordonne le projet de recherche AFRame qui vise à mettre en place un site expérimental pilote en agroforesterie intraparcellaire à Ramecourt (Pas-de-Calais).

L’agroforesterie intraparcellaire consiste à des alignements de rangées d’arbres à l’intérieur des parcelles agricoles. C’est une pratique agroécologique permettant d’allier à la fois performance économique et moindre impact sur l’environnement. Comme une grande partie du département du Pas de Calais est classée en zones vulnérables aux nitrates et que l’aléa érosif des sols reste très fort toute l’année, cette forme d’agroforesterie pourrait bien être une alternative pour une production alimentaire durable.

Le site expérimental est installé sur la SCEA Dequidt à Ramecourt sur une superficie de 18 hectares, dont la moitié constitué d’un témoin forestier de 9 ha et l’autre moitié d’une plantation en agroforesterie intraparcellaire.

C’est sous la conduite de l’association « Les Planteurs Volontaires » (administrateur de l’Afac-Agroforesteries) que, du 26 au 30 novembre 2018, 5 000 arbres et arbustes ont été plantés sur cette parcelle. Un portfolio a été réalisé pour raconter ce qui fut d’après Alan Guillou, directeur de l’association “une aventure humaine inoubliable et pour faire le récit de celles et ceux qui fondent l’avenir en plantant des arbres”.

 

Replay de la conférence web : « Quels végétaux pour préserver la biodiversité ? »

webinaire végétal local

Les maîtres d’ouvrages et les gestionnaires d’espaces souhaitent de plus en plus utiliser des plantes sauvages collectées dans leur région d’origine. Pour répondre à leurs questions et les aider dans leurs démarches, l’Agence française pour la biodiversité a organisé, en décembre dernier, une conférence en ligne (Webinaire) autour de la thématique « quels végétaux pour préserver la biodiversité ? ». L’occasion de présenter « Végétal local », démarche fondée sur une expertise scientifique reconnue qui permet de garantir et de contrôler l’origine locale des végétaux sauvages.