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Echanges entre planteurs


1er échange entre planteurs : La France et le Mexique !


Sylvie Monier, administratrice de l’Afac-Agroforesteries et directrice de la Mission Haies Auvergne en visite du projet WWF au Mexique

Témoignage de Sylvie Monier : 

Que fait un planteur d’arbres français quand il rencontre un planteur d’arbres mexicain ? Quand une forestière auvergnate rencontre “un forestal mexicano” du WWF qui plante des arbres dans les belles forêts de montagne qui hébergent le papillon Monarque ? C’est le pari de la Fondation Yves Rocher – Institut de France, de créer du lien entre les planteurs qu’elle soutient dans le monde, grâce au programme “Plantons pour la Planète”; en imaginant bien sûr que les échanges, la confrontation des techniques, seront bénéfiques à tous !

Alors hop, la Fondation Yves Rocher décide de tester cela grandeur nature et c’est ainsi que je me retrouve, moi, Sylvie MONIER, forestière auvergnate, accompagnée de César AVALOS, forestier au WWF, sur ses chantiers de plantation dans la région de Zitácuaro au Mexique ; et évidement de Sophie THOMASSET, responsable du programme Plantons pour la Planète !

Après 12 h d’avion et 7 h de décalage horaire, le premier arbre que je rencontre sur le site de reforestation est un … frêne et quelques mètres plus loin un … chêne, puis un pin, un sapin, …. Bref moi qui croyais échanger sur la reforestation de cactus mexicains, et bien j’ai l’étrange sensation d’avoir fait 12 h d’avion pour quitter mes forêts auvergnates et atterrir dans les … mêmes forêts ! Et ce d’autant plus que cette région mexicaine est volcanique (comme celle des volcans d’Auvergne !).

Alors, avec César, on descend du 4×4, et c’est parti ! “Pourquoi tu plantes des arbres à cet endroit là ? Tu les plantes avec ou sans “potet” (petit trou avec cuvette), avec ou sans pralinage, avec ou sans travail du sol ? Quel type de plants (racines nues ou plants en motte) utilises-tu ? Tiens donc, tu préfères les plants en godets ? Pourquoi ? Nous on préfère les racines nues car on trouve que ça reprend mieux, …. D’où viennent les graines ? Ah, ce sont  des graines locales que tu récoltes toi-même ? Dis-moi, on vient de commencer à récolter localement nos graines en France, mais il y a beaucoup de réticences encore chez nous, alors donnes-moi tes arguments pour planter local, ça m’aidera !  Et comment sélectionnes-tu les pieds mères à récolter ? Ah super, je suis d’accord avec toi, c’est bien en les sélectionnant à la fois sur leur aptitude à faire du bois et à résister au sec qu’on arrivera peut-être à résister au changement climatique ! “

 


Échange entre planteurs : quand la France rencontre les Pays-Bas !


Paule Pointereau, salariée de l’Afac-Agroforesteries en visite du projet de Heg&Landschap en Hollande

Témoignage de Paule Pointereau : 

Embarquée par Sophie Thomasset, responsable du programme Plantons pour la Planète de la Fondation Yves Rocher – Institut de France, je pars sur les traces de deux opérateurs historiques de l’arbre champêtre en France, Yves Gabory (Mission Bocage) et Françoise Sire (Prom’Haies Poitou-Charentes). Et oui, j’apprends juste avant mon départ, qu’eux aussi sont allés, il y a quelques années déjà, en Hollande à la rencontre d’une association nationale de plantation de haies : Heg&Landschap. Et en suivant les pas de Sylvie Monier (directrice de la Mission Haie Auvergne et administratrice de l’Afac-Agroforesteries) partie il y a quelques mois au Mexique, je vais donc à la découverte de projets et de pratiques liées à l’arbre hors-forêt d’Heg&Landschap. C’est avec mon regard de coordinatrice de l’association nationale de l’arbre champêtre et des agroforesteries (Afac-Agroforesteries) que je me promets de rapporter au réseau d’opérateurs du bocage en France, l’avance et les visions novatrices qu’ont les Pays Bas sur les questions de l’arbre champêtre.

La Hollande se résumait pour moi à la ville d’Amsterdam, et cette fois-ci, les paysages qui défilent derrière les vitres de la voiture sont étendus et gorgés d’eau. C’est la campagne hollandaise ! Depuis la digue, les vergers et les saules tétards aux repousses encore toutes jeunes, entourent les maisons de briques en contre-bas.

C’est dans l’une d’elle que nous avons été accueillis très généreusement par Louis qui nous fait découvrir son jardin où les mûres grimpent sur les pommiers chargés de fruits, où les sous-bois cachent des constructions en bois destinées à cultiver des champignons. Tout ici doit produire (au risque de se prendre une poire sur la tête quand on déjeune!). C’est une sorte de laboratoire agroforestier que Louis Dolmans teste ensuite à grande échelle.